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 élévation

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Parcours initiatique Philosophico-Spirituel à travers mes rencontres et lectures liées au paranormal et à l'ésotérisme.


Le billet d'humeur spirituelle de Jocelyne Chemier-Mishkin

Publié par Jocelyne Chemier-Mishkin sur 11 Décembre 2015, 10:08am

Catégories : #Auteurs-Journalistes, #Spiritualité

Chroniques mensuelles de Jocelyne Chemier-Mishkin
Journaliste et auteure franco-américaine

Mars 2017:

« La morale d’obligation est défunte.
Il ne faut pas la ressusciter ! »
Maurice Zundel
(1897-1975. Prêtre suisse, philosophe et mystique)

Chaque matin, sur la station de radio Europe 1, Raphaël Enthoven anime une chronique intitulée « La Morale de l’Info ». Le principe est que le philosophe commente une information de son choix pour en tirer une conclusion, une « morale de l’info ».

How chocking ! Je suis journaliste, et, l’idée qu’une information puisse contenir en soi une « morale », ne m’est jamais venu à l’esprit. Durant toutes mes études et dans ma longue pratique professionnelle, il n’a été question de chercher à tirer une leçon, d’événements rapportés et, plus grave, de se positionner de fait comme moraliste ou comme censeur. Car finalement, c’est bien de cela dont il s’agit dans cette chronique, d’évaluer telle information ou telle personne selon ses propres principes moraux.

Monsieur Enthoven n’est pas journaliste mais philosophe. En excellent professionnel de la pensée, il nous développe son point de vue sur une actualité ou sur une autre. Les « chutes » de ses démonstrations, toujours bâties comme de courts exposés de philo, sont des leçons à méditer, des conclusions aux accents d’évidence incontournable. « La morale de l’info ! » en atteste même, tout réjoui, le présentateur qui clôt l’intervention. Ite missa est !

Mais sommes-nous dans le monde de l’information ? Comment concevoir qu’un évènement voire une personne « faisant l’actu », puisse faire référence de « science du bien et du mal », selon la définition du Larousse pour le mot « morale » ? L’intitulé de cette émission révèle en réalité une tournure préoccupante.

Au fil du temps, les médias sont parvenus à endosser le rôle redoutable de moraliste de la société, décidant habilement de ce qui est bien ou mal. En apprentis sorciers, ils allument souvent des feux qu’ils ne savent pas éteindre, assurés de toute façon, qu’ils ne se feront jamais brûlés. La sacrosainte « liberté de la presse ! » a bon dos, la pauvre ! Comme nous sommes loin d’un courageux Émile Zola avec son célèbre « J’accuse », lancé en toute conscience des risques qu’il encourait !

Pour revenir à notre sujet, rappelons en quoi consiste le travail du journaliste. Le dictionnaire nous dit encore : « Un journaliste est une

personne dont la profession est de rassembler des informations, de rédiger un article ou mettre en forme un reportage afin de présenter des faits qui contribuent à l’actualité et à l’information du public. ». Il est très clair que le métier ne demande pas aux reporters leurs opinions sur les événements dont ils témoignent. Maurice Siegel, grand nom de l’histoire du journalisme, nous enjoignait pour la rédaction de nos articles à ceci : « Racontez une histoire avec une information toutes les trois lignes et surtout sans aucun état d’âme ! ». Nous nous arrachions tous les cheveux, mais, au final, le résultat était au-delà de nos aspirations. Nous avions appris à être suffisamment transparents pour laisser l’autre se raconter, « se révéler » sous notre plume. Quand ils sont bien narrés, retranscrits, les faits et les personnes parlent et témoignent suffisamment pour eux-mêmes. Une de nos autres très grandes figures journalistiques, le légendaire Joseph Kessel, élevait très haut « l’art du journalisme » au travers de ce commentaire fait sur un de ses reportages en Allemagne dans les années 30 : « Pour savoir, pour sentir vraiment à quel point le besoin du défilé, l’instinct de la soumission sont entrés dans la chair et le sens de la vie allemande, il faut avoir vécu en frère parmi ces mauvais garçons ». Là aussi, nous sommes loin, très loin de toute « morale ».

Notre beau métier de journaliste exige de se détacher assez de soi-même, de se dépouiller autant qu’il faut de son ego, pour pouvoir restituer les faits et les personnages dans leur toute leur authenticité, un peu comme un instrumentiste doit se défaire de lui-même pour servir au mieux la musique dont il est l’interprète. (Voir la phénoménologie musicale).

En cela, nous rejoignions un autre type de « morale », qui, cette fois, n’a rien de manichéen mais qui est naturellement spirituel. Il ne s’agit plus de vouloir faire le bien (plutôt que le mal), mais d’ « être » tout simplement, ce bien, ce détachement, ce dépouillement, cette « transparence » qui permet de recevoir l’autre pleinement, sans jugement. La morale judéo-chrétienne qui, parce qu’elle a été mal comprise, a empoisonné l’humanité, fond littéralement devant ce processus de libération de soi qui entraîne, de fait, celle d’autrui. Nous ne sommes même plus dans le règne de la philosophie. Maurice Zundel le développe très bien : « La morale de libération n’est pas une morale d’obligation. Nul ne peut comprendre qui n’a pas senti en soi le poids de ses déterminismes, et n’a pas voulu se soustraire à tout ce qui est subi.

La morale de libération est la plus exigeante, la plus belle, la plus créatrice car elle annonce un type d’homme nouveau, responsable, librement discipliné. Il ne s’agit pas de morale mais de mystique. ». « L’information » - et, avec elle, les journalistes, - porte en soi un extraordinaire potentiel pour faire émerger une humanité nouvelle, à condition qu’elle soit au service de celle-ci et non qu’elle en tire les ficelles comme le ferait un dieu archaïque.

Depuis le camp d’extermination où elle était détenue, Etty Hillesum, jeune femme juive intellectuelle à la clairvoyance spirituelle éblouissante, écrivait : « Notre unique obligation morale, c’est de déchiffrer en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus, il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition. » Vivant de l’Amour Dieu en pleine tragédie humaine, Etty n’était plus dans le jugement. Nous, non plus.

Jocelyne Chemier-Mishkin, mars 2017

Février 2017:

« J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. » (1ère lettre aux Corinthiens)
Paul de Tarse
(I er siècle. Apôtre de Jésus)

Le pouvoir de la pensée positive est de mode. Il y a même un magazine qui en s’en est inspiré pour son nom. Plus les progrès des neurosciences avancent, plus il devient évident que notre pensée a un rôle déterminant sur notre cerveau, donc, sur notre comportement, donc, sur notre existence. Si notre inconscient, le véritable moteur finalement de nos actions, est imprégné d’affirmations positives, il y a de fortes chances pour que nous soyons plus heureux, mieux dans notre peau, plus performant… bref ! que nous prenions le meilleur de la vie.

Rendons toutefois à César ce qui lui revient. Au 19e siècle, le génial Émile Coué, psychologue et pharmacien français, a été le premier à découvrir l’extraordinaire pouvoir de la pensée par l’autosuggestion. Sa méthode simple (mais pas simpliste) reste la plus efficace : « Tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux » : à répéter très vite, 20 fois au réveil, 20 fois le soir, et toujours à haute voix pour bien « imprimer » l’inconscient. Une prescription médicale révolutionnaire à faire rêver toutes les assurances santé ! Emile Coué disait que la formule magique fonctionnait indépendamment de toute croyance puisque nous sommes en face d’un authentique mécanisme de la pensée à l’image de celui de la digestion ou du sommeil. En conclusion, je pense « positif » donc je suis « positif ». Descartes y était presque ! Fascinant !

Mais une « vie réussie » est-elle une vie où tout nous réussit sur le plan du travail, de la famille, de la santé, de l’argent… ? Certes, ce n’est déjà pas si mal, et pourtant, accidents d’avions, tremblements de terre, faillite de la société pour laquelle nous travaillons, conjoint qui nous quitte, proche qui décède… nous n’y pouvons rien ! Le contrôle sur nos vies n’est pas à 100 %.

Je lis aussi dans des revues de para-sciences, les capacités que nous avons à pouvoir sortir de nos corps et à voyager dans le temps et l’espace (voyage astral), d’influencer la matière par la pensée, de deviner l’avenir, de communiquer avec nos défunts ...Formidable ! Nous allons aussi sur la lune, (bientôt sur Mars), disposons d’ordinateurs de la taille d’une main, bénéficions d’opérations chirurgicales relevant presque du miracle … Génial ! Nous pouvons ceci, nous pouvons cela, bref nous pouvons beaucoup, mais « tout pouvoir » est-il finalement l’essentiel, le but d’une vie « accomplie » ?

Nous aurons beau avoir tous les dons, tous les pouvoirs de la pensée, de la science, des paras-sciences, de la technologie, toutes les possibilités intellectuelles,… si vous n’avons pas l’amour, avertit St Paul, nous n’avons pourtant rien. Radical ! L’apôtre du Christ avait bien compris que l’essentiel n’est pas palpable, pas mesurable, pas quantifiable. Il aurait affirmé avec Saint-Exupéry que « L’essentiel est invisible aux yeux ».

Les connaissances, quelles qu’elles soient, ne sont en effet pas la « connaissance », qui est celle que nous sommes. Il y a des illettrés qui sont de grands maîtres et des grands savants qui sont de grands ignorants. La voie du cœur, celle de l’amour, est la voie royale car elle ne se trouve qu’à l’intérieur de soi justement. Elle ne s’apprend pas dans les livres, ne s’enseigne pas par une méthode, ne se découvre pas dans un microscope, ne se transmet pas entre initiés, ne se donne pas, ne s’offre pas, elle ne se découvre qu’en soi.

L’Amour habite dans notre intimité. Il est « lové » (comme love en anglais !) au cœur de chacun d’entre nous. L’Amour est toujours là, toujours déjà là. Il n’y a qu’à le laisser fleurir, le laisser grandir, le laisser vivre au travers de nous. Les jouissances des pouvoirs de la pensée ne sont, paraît-il!, rien à comparer de celles de l’Amour. Plus puissant que tous les autres pouvoirs dont nous sommes dotés, l’Amour va jusqu’à guérir les malades, calmer les tempêtes, ressusciter les morts…C’est vrai ! Le Christ l’a fait. Et nous le pouvons aussi puisque Christ est en chacun, puisque le « pouvoir de l’Amour » est en nous. Vertigineux ! Prodigieux ! Oui, mais, attention ! cet Amour-là, est un Amour authentique qui ne garde rien pour soi, qui se donne continuellement dans une circulation d’amour incessante qui génère une énergie dont Teilhard de Chardin disait lui-même « Un jour quand nous aurons maîtrisé les vents et les marées, la pesanteur, nous exploiterons l’énergie de l’amour. Alors pour la seconde fois dans l’histoire du monde, l’homme aura découvert le feu ».

Alors, pour revenir au pouvoir bien réel de la pensée, affinons l’affirmation de Coué en répétant : « Par la puissance de l’Amour en moi, tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux. ». Car après tout, ces étonnantes capacités de la pensée et autres géniales fonctions de nos esprits et de nos corps, ne peuvent relever du hasard mais bien d’une Supra Pensée absolue et originelle Qui EST justement Amour et uniquement Amour.

Jocelyne Chemier-Mishkin, février 2017

Janvier 2017:

« Nous ne serions que des fourmis dans une fourmilière, s'il n'y avait personne en nous. Cette présence divine qui nous consacre, qui est tout le secret de notre personnalité, c'est cela qu'il s'agit de rendre possible. »
Maurice Zundel
(1897-1975. Prêtre suisse, philosophe et mystique)

Voici ma réponse aux associations dites « culturelles » de ma ville devant leur refus, en décembre dernier, d’annoncer sur leurs réseaux de communication, ma conférence intitulée : « Le vrai visage de Dieu selon Maurice Zundel, un génie spirituel. »

« Ni politique, ni religieux, c’est inscrit dans nos statuts ! » me suis-je entendu rétorquer avec cet air sérieux qui veut afficher une bonne conscience. La politique, je veux bien que nous évitions d’en parler, puisque, de toute façon, les Français sont systématiquement de droite ou de gauche. Et puis, les médias en parlent assez pour nous. Mais le religieux, « le phénomène spirituel », n’est-ce-pas tout de même autre chose ?! Dieu ferait-il peur ? Dieu ferait-il honte ? Il semblerait.

D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Qui a créé l’univers ? Qu’y-a-t-il après la mort ? D’où viennent le mal et la souffrance, mais aussi, la beauté et l’amour ? Comment expliquer la complexité savante de l’atome et des galaxies planétaires,celle de l’ADN de l’être humain comme de celui de la puce ? Quoi, ou Qui, a inspiré Mozart que nous écoutons dans des concerts organisés par nos associations dites « culturelles » ? Quoi, ou Qui, a inspiré Léonard de Vinci, Michel-Ange et tant d’autres artistes de nos musées que nous visitons avec nos associations dites « culturelles » ? Quoi, ou Qui, a inspiré Victor Hugo pour écrire Les Misérables et Notre-Dame de Paris, montés en spectacles dont nous nous régalons avec nos associations dites « culturelles » ? Quoi, ou Qui, a inspiré le dernier livre, De l’âme, de François Cheng que nous serions honorés de recevoir dans nos associations dites « culturelles » ? Quoi, ou Qui, inspirent les savants dans leurs découvertes dont nous aimons débattre dans nos associations dites « culturelles »?...Chacun d’entre nous peut rallonger la liste interminable des questions essentielles. 

« La seule possibilité de donner un sens à son existence, c’est d’élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d’une relation spirituelle. » affirmait le grand Dr Albert Schweitzer lui-même. Devant l’émerveillement suscité par un coucher de soleil, face à l’angoisse ou à la sérénité d’un agonisant, qui ne s’est jamais senti remuer intérieurement ? Évacuer le spirituel de la vie culturelle revient à élaguer toutes les questions les plus fondamentales de notre existence, et même plus, de notre « essence », puisque tout est spirituel, puisque Tout participe du Vivant.

Et puis,… chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes (il est d’usage de dire que le bouddhisme n’est pas une « religion » mais ne jouons pas sur les mots, c’est une « transcendance » comme les autres), hindouistes, shintoïstes…, n’aurions-nous pas tout à gagner à nous enrichir, les uns les autres, de nos différences, c’est-à-dire de nos valeurs ajoutées ? Au lieu de rejeter comme une maladie honteuse le sujet du « religieux », ne pourrions-nous pas au contraire apprendre à nous connaître pour mieux nous respecter mutuellement ? Comme il serait sain et utile de découvrir les trésors de toutes ces expressions de la vie transcendante ! Le Divin se manifeste de tant de manières selon qu’il transparait au travers d’une culture ou d’une autre.

Une association serait vraiment « culturelle » si elle accueillait les voix des religions de notre planète Terre. Evidemment, il ne s’agirait pas d’offrir une plate-forme au prosélytisme, même si communiquer sa passion n’a rien de négatif en soi, mais de donner à découvrir l’univers intérieur de l’autre pour mieux le comprendre et, pourquoi pas ? apprendre peut-être aussi de lui. Cet élan participerait à l’élaboration d’un monde de tolérance et non d’un monde méfiant qui construit des cloisons de protection derrière lesquelles finalement s’érigent de terribles extrémismes. « Le XX1ème sera spirituel ou il ne sera pas. » a averti André Malraux, illustre ministre d’Etat, chargé des Affaires culturelles…justement !

Jocelyne Chemier-Mishkin, janvier 2017

Décembre 2016:

« Si vous ne croyez pas en Dieu, sachez du moins que Dieu croit en vous. »
Père Francesco Forgione dit Padre Pio
(1887-1968, Prêtre italien capucin canonisé en 2002)

Cela fait plus de 40 ans que je connais Marcel Joseph Rizzi, artiste poète et éditeur d’Astra. Cette maison d’édition fondée en 1926 et orientée vers les sciences humaines et l’ésotérisme a été l’une des premières en France à éditer des livres sur les pouvoirs de l’inconscient et de la pensée positive. Dans ma bibliothèque, au hasard de quelques titres, je relève, Le hasard n’existe pas, Le pouvoir par la pensée constructive, Le devoir de vivre, La guérison chrétienne, Les œuvres complètes d’Émile Coué, Où et comment retrouverons-nous nos disparus ? Le Christ en vous … Beaucoup d’auteurs sont anglais ou américains.

Quand je me rendais à la librairie, rue Rochambeau à Paris, c’était pour y approfondir ma quête avec de nouvelles lectures mais c’était surtout pour y retrouver « Marco ». Par mon métier de journaliste, j’ai rencontré beaucoup de personnages hauts en couleurs, j’ai aussi connu de nombreux religieux, prêtres et moines, mais, jamais, je n’ai trouvé une âme aussi proche de Dieu que celle de Marco. C’est un peu comme s’il était tombé, très jeune, dans la potion magique de la foi ! Cela n’est d’ailleurs pas tout à fait faux. Enfant, en Algérie, paralysé suite à une vaccination, il ne pouvait plus marcher. Il rampait pour se déplacer ! Mais une amie pria la Vierge pour sa guérison qui finit par se produire. Le petit Marco retrouva miraculeusement l’usage de ses jambes. Alors évidemment, la foi résonne chez lui comme une évidence.

Maladie, manque d’argent, difficultés diverses, tristesse… Marco nous renvoie toujours à ce que Dieu nous a donné : le pouvoir de tout surpasser, de tout dominer en quelque sorte. Inlassablement, il répète de nous visualiser en parfaite santé, prospère, heureux, libéré… comme nous le sommes de l’autre côté du voile où nous nous retrouverons tous. Cela est certifié ! Foi de Marco !

Une année, à la veille de Noël, il dit à une amie qui se retrouvait toute seule pour cette fête : « Tu vas dresser une très jolie table avec deux couverts, l’un pour toi, l’autre pour Jésus. ». Plus tard, la dame est retournée dire à Marco : « Ce fut le plus beau Noël de ma vie. Merci ! ». Cela encore…c’est Marco !

Aujourd’hui retraité, il continue d’appliquer cette loi vie divine dans sa vie quotidienne. « L’autre jour, me racontait-t-il récemment, j’ai eu de l’appréhension à traverser un carrefour. J’ai demandé à Jésus de me tenir la main et j’ai traversé sans problème ! ». Avec sa sacrée foi, Marco déplace les montagnes de nos cœurs et de nos âmes, car, à chaque défaillance, il nous fait remettre la barre de nos vies sur le cap du « tout-positif », du « tout-possible », du Christ Tout-Puissant d’Amour en nous.

Jocelyne Chemier-Mishkin, décembre 2016

novembre 2016:

« L’au-delà, c’est la vie comme un présent qui ne cesse de croître. »
Maurice Zundel
(1897-1975. Prêtre suisse, philosophe et mystique)

Du jardin d’Éden de la Bible aux multiples témoignages recueillis à la suite des expériences de mort imminente, il est certain que la vie après la mort physique est un infini d’amour et de liberté, difficile à imaginer pour notre condition humaine. L’au-delà est bien au-delà de toutes nos pensées, de toutes nos limites, de toutes nos souffrances. Dès lors, il peut être tentant de faire de ce voile ténu, qui sépare la vie incarnée de la Vie libérée, un mur épais, avec d’un côté, l’en-deçà, et de l’autre, l’au-delà. Le désir de s’évader mentalement dans la vie « d’après » peut représenter une évasion illusoire voire une échappatoire dangereuse.

Ce que nous appelons communément le « paradis » ou le « ciel » prend en réalité ses racines dans nos vies actuelles. Mon existence terrestre est une graine que je plante et qui pousse simultanément dans le champ de mon éternité. Ce que je serai après ma mort, est déjà fonction de ce que je suis en ce moment présent. En quelque sorte, je peux dire que ma mort est déjà « en vie ».

Notre temps humain nous est proposé pour y être vécu à son maximum. Joies et souffrances sont à son programme. Plus nous acceptons notre itinéraire avec ses routes droites ou très escarpées, plus nous avançons sur le chemin de notre vie céleste. C’est marcher un pied sur terre et, en même temps, un pied dans le ciel. Chaque seconde de nous-même vécue dans toute sa plénitude, c’est-à-dire dans l’accueil de l’instant présent, est une étape faite dans notre vie éternelle et universelle. C’est la raison pour laquelle il est si important de rester constamment vigilant sur la qualité de nos pensées, l’impact de nos actes, la force de nos engagements car ce que je suis à cet instant me propulse déjà dans mon éternité.

Rien ne révèle du hasard. Chaque circonstance de nos vies, la plus insignifiante soit-elle, est une direction proposée, un signe donné, une présence immatérielle qui nous soutient sur la route à poursuivre.

De par notre création, nous sommes pétris d’une force intérieure démesurée qui pourrait nous faire déplacer des montagnes si nous le croyions vraiment, et ce, dès ici et maintenant.

Jocelyne Chemier-Mishkin, novembre 2016

Octobre 2016:

« Il n’existe qu’un seul péché : celui qui consiste à ne pas répondre aux exigences de notre Divinité. »
Dr Edward Bach
(1886-1936, Médecin britannique, bactériologiste et homéopathe)

L’extraordinaire Docteur Bach, à l’origine de la thérapie des élixirs floraux dite « Fleurs de Bach », était catégorique : « La maladie est la conséquence dans le corps physique, de la réticence de la personnalité à suivre la voie indiquée par l’âme… Telle est la maladie : la réaction à l’ingérence. Cela se produit lorsque nous laissons autrui s’immiscer dans notre existence, et introduire en nous le doute, la crainte ou l’indifférence. »

Commerçant, professeur, artiste, navigateur, mère de famille…nous portons tous en nous un élan profond, un « talent », suggéré par notre Moi Spirituel, la nature divine qui habite en nous. Certains le repèrent dès l’enfance, d’autres mettent plus de temps à le découvrir. L’important est de le réaliser tôt ou tard car nous sommes sur ce plan de vie pour exprimer notre divinité propre. L’aspiration et la motivation l’emportent même sur la réussite ou non de cette trajectoire. L’essentiel est de répondre aux exigences de notre moi intérieur. Cette démarche peut paraître égoïste alors qu’elle est, paradoxalement, plus salutaire que nous ne pourrons jamais l’imaginer. Notre « mission » consiste uniquement à vivre et à accomplir l’appel de notre moi authentique. C’est alors, dans cette libération de notre être intérieur, que nous connaîtrons la vraie santé et que nous serons, selon et avec le Docteur Bach, « capables de servir l’humanité », l’ultime achèvement de l’homme.

Restons donc vigilants à ne pas nous laisser entraver par les suggestions et les influences extérieures qui chercheraient à nous dévier de notre dessein divin profond et, tout autant, veillons nous-mêmes à ne pas imposer aux autres nos convictions pour ne pas les perturber ou, pire, les envahir. Il y va de la santé de chacun et, au-delà, du devenir universel de l’humanité. L’écoute de sa « petite voix intérieure » : le remède divin par excellence en somme !

Jocelyne Chemier-Mishkin, octobre 2016

Septembre 2016:

« Dieu est une lumière qui n’a point d’ombre. »
Maurice Zundel
(1897-1975.Prêtre su
isse, philosophe et mystique)

Propriétaire du monde, espèce de pharaon despote qui tire les fils de nos vies, une menace extérieure, une autorité, une obligation, une vengeance, un interdit, une limite, une menace, un devoir, une abstraction, un principe, une formule, l’inventeur de la mort, du mal, de la douleur et du péché, une toute puissance extérieure dictant ses lois et ses commandements à sa création…combien sommes-nous encore à nous représenter Dieu sous tous ces traits tellement humains ? Trop ! Car si nous avions tout faux ? Et si ce dieu n’était pas le vrai Dieu ?

Le scoop est tombé, il y a plus de deux mille ans : Dieu est Amour, c’est-à-dire tout le contraire de ce qui a été interprété et cru.

Mais si aimer et être aimé, nous est accessible, « être l’Amour » pouvons-nous même le concevoir ? Pour que Dieu soit l’amour, il faut déjà qu’il ne soit pas solitaire (contrairement à cette autre mauvaise idée reçue). En effet, s’il était solitaire, il se regarderait continuellement lui-même n’ayant finalement d’amour que pour lui. Or Dieu étant Amour, il ne peut pas être solitaire puisque l’amour, le vrai, ne peut rien garder pour soi. Dieu est même une entité constituée de trois éléments ou trois « personnes » pour notre langage humain.

En effet, pour pouvoir se donner, Dieu Amour (première personne), a besoin d’une deuxième personne pour se donner. Un amour qui n’est pas reçu, ne serait pas accompli. Et cette deuxième « personne », a elle aussi besoin d’une troisième pour redonner cet Amour. Un amour qui est gardé pour soi, serait un amour étouffé. Et la troisième personne, vous l’avez deviné, redonne l’Amour à la première personne et la ronde repart.

C’est cette « communication continue d’amour » qui est constituant même de l’Amour authentique qui, par essence, ne peut que se donner. Le vrai Dieu est cette Toute-Puissance d’Amour qui ne possède rien, (même pas lui-même) et qui se donne à sa Création, perpétuellement et inconditionnellement. En nous dépouillant de notre moi limité et égoïste, nous pouvons participer à cette circulation d’amour originel.

Comment savons-nous tout cela ? Dieu s’est incarné en homme pour nous le révéler et nous le proposer car Il nous veut à son image : des Tout-Puissants d’Amour, la seule force capable de vaincre même la mort. Il l’a prouvé en Jésus, le Christ, cet Autre qui cohabite en chacun de nous.

Jocelyne Chemier-Mishkin, septembre 2016

Août 2016:

« Le voyageur doit frapper à toutes les portes
avant de parvenir à la sienne. »

Rabindranath Thakur dit Tagore
(1861-1941. Écrivain philosophe et poète, Prix Nobel de littérature en 1913)

Inscrite dans une école catholique, j’avais 14 ans quand je me plongeais dans le « Yoga » de Mircea Éliade. À l’intérieur de mon placard, j’avais même collé un dessin de bouddha que j’avais ébauché maladroitement au fusain. Malgré les messes hebdomadaires et l’instruction religieuse reçue, une forte pulsion intérieure m’attirait vers les philosophies orientales.

L’approche très studieuse du bouddhisme eut raison des attraits plus mystiques de Patanjali. Je dévorais les livres d’A. Desjardins, de L. Chauchard, de J. Blofeld, de Lama Govinda… et récitais des mantras dans un temple bouddhiste en vue de « prendre refuge ». Mais refuge en quoi finalement ?

Une succession d’immersions s’enchaînèrent dans ; le New Age pour l’éveil de soi, le paranormal avec J. Bergier et L. Pauwels, la médecine énergétique avec J. Fontaine, le taoïsme avec Lao-Tseu, le soufisme avec Rûmi, l’hindouisme avec Gandhi, la pratique de l’aïkido, celle de la vie intérieure avec Krishanamurti et I.Khan… Ma quête n’en finissait pas. Dans ce flot d’informations, passionnantes certes, je finissais par tourner en rond, en orbite autour de moi-même. Plus je cherchais et moins je trouvais. Toutes ces découvertes m’enrichissaient, mais ce n’était pas encore « ça ».

Après ces longues années de recherches, une question finit par émerger : « Est-ce que je cherche quelque chose ou... quelqu’un ? ». Ce fut le déclic. Je réalisai que, sous la motivation de chercher une forme de paix intérieure, je cumulais des expériences sans direction véritable. Je me cherchais certes mais pour peaufiner mon petit moi. Bien évidemment, j’en étais insatisfaite. Puis, la grande question s’est posée : « Et si je cherchais plutôt quelqu’un d’autre ? » et l’autre grande question est venue : « Et si cet Autre était Dieu ? ». Le grand mot était lâché !

Une nouvelle quête commença alors, à la recherche de cet Autre en moi, ce « grand Moi », ce « sur-Moi ». Je me lançais dans des enseignements spirituels, faisais des rencontres fortes, et plus j’avançais, plus j’avais le sentiment très net de me rapprocher d’une Source, d’une Origine.

Je ne saurais dire aujourd’hui si j’ai trouvé Dieu en moi mais je sens que je ne suis plus seule. Je cohabite avec Quelqu’un qui comble tous mes désirs, toutes mes espérances, toutes mes attentes. Je suis en marche vers Lui. Comme une évidence, j’ose affirmer avec Rimbaud : « Je est un autre ».

Jocelyne Chemier-Mishkin, août 2016

Juillet 2016:

« Le sens du monde est le sourire d’un enfant. »
Charles Baudouin
(1893-1963. Psychanalyste et écrivain franco-suisse)

Communiquer avec les défunts : info ou intox ? La question est récurrente même chez les plus accrocs du paranormal comme si « c’était trop beau pour être vrai ».

Le Père Jean Martin, prêtre catholique belge, ancien professeur de philosophie dans les séminaires, engagé pendant de longues années auprès des handicapés, est aussi connu pour « faire des contacts » (selon l’expression) avec nos trépassés humains ou animaux. C’est d’ailleurs au décès, ou plutôt au « passage » de mon chat que j’ai fait sa connaissance.

Cet homme d’exception qui aide depuis plus de 20 ans les personnes touchées par le chagrin du décès de leurs proches, a fait de cette étape inattendue dans sa vie de religieux, un authentique ministère. N’hésitant pas, mais toujours discrètement, à prendre à rebrousse-poil le sens de sa hiérarchie–l’Eglise n’accepte pas tout ce qui a trait de près ou de loin à la médiumnité–le Père Martin continue de suivre avec courage et obstination, sa petite voix intérieure qui lui dit que ce qu’il fait est juste et vrai et bon.

Personnellement, je crois à la claire audience du Père Martin parce que la voie spirituelle, - l’authentique-, requiert un cœur d’enfant, un cœur pur. D’ailleurs, le Christ l’a dit : « Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ».

Je suis sûre que le Père Martin entend bel et bien les voix célestes de nos aimés disparus de nos yeux terrestres. Mais si, ni vous, ni moi n’y parvenons, c’est que nous n’avons pas assez purifié nos cœurs. Nous sommes encore trop dans la raison avec ses logiques humaines alors que « le cœur a ses raisons que la raison n’a pas ». De l’autre côté de ce voile si ténu qui sépare l’avant-vie de l’Autre Vie, temps et espace n’existent plus, nos raisonnements ont laissé place à nos intuitions profondes, nos certitudes sont devenues des évidences.

Avant chaque communication, l’Abbé Martin entre toujours en prière pour ouvrir au maximum son cœur à Tout ce que Dieu veut lui donner : Son Amour

Illimité. Jean n’en doute plus depuis fort longtemps et c’est pourquoi il reçoit autant. Alors à notre tour ?

Jocelyne Chemier-Mishkin, juillet 2016

Plus d'Infos :

- Quelques ouvrages de Jocelyne Chemier-Mishkin:

Informer sur la drogue
Thèse, 1976

Passions cachées de stars
Éditions Jean Boully, 1989

En Quête, A la recherche de mon Autre avec Maurice Zundel
Éditions Anne Sigier, 2008

La suprême emblavure
JOCM Éditions, 2012

Je serai journaliste
JOCM Éditions, 2012

Comprendre Maurice Zundel, audio livre
Éditions Saint-Léger Productions, 2015

Le billet d'humeur spirituelle de Jocelyne Chemier-Mishkin
Le billet d'humeur spirituelle de Jocelyne Chemier-Mishkin

Jocelyne Chemier-Mishkin, journaliste professionnelle, a débuté sa carrière en 1977 dans sa ville natale de Lyon. Elle a travaillé ensuite à Paris pour la presse écrite et télévisuelle. Avec son mari américain, elle a ensuite sillonné le monde avant de s’installer à New York pendant plusieurs années, devenant elle-même citoyenne américaine.
Dans son livre « En Quête, A la recherche de mon Autre avec Maurice Zundel » (Editions Anne Sigier, 2008) elle raconte comment sa longue recherche de Dieu a véritablement « explosé » avec la rencontre de la spiritualité de Maurice Zundel. Elle a trouvé en ce prêtre extraordinaire, la pensée universelle, c’est-à-dire « catholique », qui convient à son esprit d’ouverture tant spirituel que culturel. En 2005, elle édite chez Saint Léger Productions, un audio livre intitulé « Comprendre Maurice Zundel ».

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David 15/02/2017 18:05

Bravo Jocelyne !

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