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 élévation

élévation

Parcours initiatique Philosophico-Spirituel à travers mes rencontres et lectures liées au paranormal et à l'ésotérisme.


News de Laëtitia

Publié par Laëtitia sur 20 Juillet 2015, 08:49am

Catégories : #News de Laetitia

Laëtitia, ma femme, me soutient et m'aide grandement dans la vie comme pour mon "élévation". Ci-dessous, voici quelques-unes de ses réflexions:

Laëtitia, ma femme, me soutient et m'aide grandement dans la vie comme pour mon "élévation". Ci-dessous, voici quelques-unes de ses réflexions:

L'hindouisme et le bouddhisme ne valent pas mieux que les autres !

Naïvement, j'ai longtemps cru que ces 2 religions (ou courants spirituels) étaient synonymes de bonté, paix, harmonie entre les êtres vivants...mais terrible déception !

Avec l'hindouisme par exemple qui n'exclut pas les sacrifices d'animaux bien au contraire,  vu sur le site MALBAR.FR : une célébration hindoue sacrifie 300 000 animaux tous les 5 ans, la barbarie atteint des records en terme d'animaux torturés. Tout ça au nom d'un dieu ? pas possible !

 

Quant au bouddhisme, lu dans le magazine LA VIE du 8 juin 2017, un article sur le documentaire de Barbet Schroeder qui nous fait découvrir un moine birman Wirathu qui prêche la haine contre les musulmans. Dans une trilogie consacrée au mal dont ce film est le dernier volet, Schroeder dénonce ce qui se cache derrière des visages sympathiques.

Les arnaques de Nicole Delya

NICOLE DELYA voyante numérologue, vous connaissez ?

Une publicité dans les magazines propose une petite médaille et des numéros chance, c'est gratuit ! La fabuleuse Nicole vous promet les bons numéros pour l'euro-millions et par dessus le marché une jolie médaille miraculeuse pour vous porter chance.

Yann-Erick a voulu tester l'affaire. Il envoie le petit bon trouvé dans un magazine télé avec ses coordonnées et reçoit la fameuse médaille et les numéros de la chance.

Après plusieurs courriers (proposition de voyance par exemple), le dernier annonce que la pauvre Nicole a un cancer des poumons et qu'elle nous lègue sa fortune !!!! La brave femme !!!
Il faut seulement faire un chèque de 41 euros pour les frais qu'occasionnent les démarches auprès d'un notaire pour finaliser la donation ! Et après c'est le jackpot, on hérite !

Bon, là, c'en est trop. Je dis à Yann-Erick "Halte-là ! Ras le bol de ces arnaques !" Je vais faire ma petite enquête.

Il s'avère que la dame, ou plutôt l'entreprise est bien rodée et bien connue ; ça fait des années que ce petit jeu dure. Certaines personnes se font encore avoir.
Mais pourquoi laisse-t-on passer cela ? Il existe des publicités de cette voyante dans des magazines largement diffusés : programme télé ou magazine people. L'arnaque est connue mais l'annonce est toujours visible et acceptée par les diffuseurs de presse !

Le réseau anti-arnaques veille, voici l'info qu'ils ont publiée :

INFO-ALERTE N° 1397 – 28 septembre 2016 LES ADIEUX DE NICOLE DELYA

Le courrier qui vous est adressé par Nicole DELYA, voyante numérologue, se veut poignant : « les médecins viennent de m’annoncer que je devais subir une très grave opération du poumon » « j’ai écrit mes dernières volontés avant-hier samedi » « cette lettre sera sûrement la dernière que je vais écrire. » Elle a établi un acte légal de donation universel à votre profit exclusif. Elle vous cède tout : sa maison, ses biens, ses lingots d’or et ses économies. Vous pourriez penser que Nicole DELYA, qui semble être à l’article de la mort, n’est plus à un euro près. Pas du tout : elle vous réclame 38 € de frais forfaitaires à régler à l’ordre de FCM et à adresser à MBE (Cagnes sur Mer). Vous l’avez compris. Nicole DELYA veut vous soutirer plus que des larmes : de l’argent. Et, bien évidemment, vous ne serez pas le seul à recevoir ce courrier pathétique.

INFO-ALERTE est une mise en garde hebdomadaire diffusée par le Réseau antiarnaques, association partenaire de l’UFC-Que Choisir, BP 60512, La Chapelle Saint Laurent, 79306 BRESSUIRE cedex (contact@arnaques-infos.org) Site : www.arnaques-infos.org SIRET : 503 805 657 00031 Reproduction autorisée sous réserve de mentionner l’origine. Directeur de la publication : Pascal TONNERRE

Interview à propos du livre de Bruno Blum,

"De viandard à Vegan" Mama Editions

Laetitia :

La première réflexion qui me vient à l'esprit est : Ce livre va finir de convaincre les personnes déjà végétariennes ou véganes (et nous exhorte même à aller encore plus loin) mais les autres, les carnivores purs et dures, pensez-vous qu'ils vont avoir envie d'acheter votre livre ? Avez-vous eu des témoignages de carnivores convertis grâce à votre livre?

Bruno Blum :

Oui j'ai sans arrêt des retours très positifs pour ce livre, y compris de novices en matière d'alimentation non carnée, ce qui me fait très plaisir. Le dernier en date est mon épicier, végane heureux depuis bientôt deux mois ! Un nombre grandissant de personnes comprennent les questions éthiques, de santé et d'environnement dont je parle et mon livre raconte ça de façon accessible, marrante et à la fois sans concessions, ce qui correspond à la demande. J'ai aussi pas mal de lecteurs intéressés par mon parcours de musicien et de musicologue, et même de journaliste puisque j'ai été journaliste de rock dans ma jeunesse.

Évidemment le défi reste néanmoins de toucher le grand public, et en France en raison du retard pris sur l'Allemagne, Israël, l'Angleterre ou les États-Unis dans ce domaine, la plupart des médias ne comprennent pas encore l'enjeu crucial que constitue le mouvement végane. L'actualité se chargera de le leur rappeler. En voici un exemple : selon l'ONU et nombre d'observateurs sérieux, la cause numéro un du dérèglement climatique est la filière viande, notamment en raison de la déforestation massive pour produire les énormes quantités de protéines végétales servant à nourrir les animaux d'élevage. Le soulèvement contre Assad en Syrie est parti d'une sécheresse de plusieurs années qui s'est muée en famine puis en Daech. La guerre au Proche-Orient, les réfugiés syriens en Europe (sans parler des Soudanais, des Érythréens, des Lybiens, etc.) sont la conséquence directe de la consommation inutile et destructrice d'animaux. Ça va finir par se savoir.

Laetitia : Être un homme végane , dur, dur ! C'est pas très viril ? Comme vous le dîtes : "c'est un peu une truc de femmelette" ?

Plus facile d'être une femme végane, car c'est plus admis qu'elle fasse preuve de sensiblerie et suive la mode ?

Vraiment, c'est toujours le cas en 2016 ?

Bruno Blum :

C'est un stéréotype stupide que de considérer que les hommes véganes manquent de virilité. Je ne crois pas que grand-monde croie vraiment à ça d'ailleurs. Et si malheureusement c'était le cas, ce serait absurde puisque la puissance sexuelle dépend directement d'une bonne santé et d'un bon équilibre psychique, qui sont des tendances caractéristiques des véganes. Être végane c'est simplement être informé , c'est une forme de noblesse. Mon livre est très sérieux et documenté mais il est écrit sur le ton de l'humour, et je joue avec ces poncifs superficiels pour déconner un peu.

Avec des champions véganes à la pelle comme Carl Lewis, Patrik Baboumian (champion du monde d'haltérophilie), Alan et Janette Murray (champions du monde de marathon avec 366 marathons quotidiens consécutifs en 366 jours à 66 et 64 ans) et tant d'autres, on voit bien que c'est un faux problème. Je pense que les femmes sont simplement plus ouvertes et soucieuses de la souffrance, c'est tout. Ça n'a rien à voir avec la mode, c'est une question de sortir de l'ignorance et rien d'autre. L'abolition de l'esclavage n'est pas une mode, c'est un progrès social. Et on n'arrête pas le progrès !

Laetitia :

Depuis janvier 2015, l'animal n'est plus un meuble. Il est enfin reconnu comme "un être vivant doué de sensibilité" (Article du Code civil 515-14). Donc oui, l'animal est sensible, l'animal ressent des émotions par rapport à son enveloppe corporelle (ce qui lui fait du bien ou ce qui lui fait du mal) mais pensez-vous qu'il ait une âme ?

L'animal n'est pas seulement un corps qui peut souffrir sous les comportements atroces des hommes, mais il est aussi "une âme" capable de sentiments tels que l'amour, la tendresse, la reconnaissance (et pas seulement celle du ventre )...

Bruno Blum :

Si la puissance intellectuelle des animaux est souvent inférieure celle de l'homo sapiens, elle est une réalité mais ce n'est pas la question. Vous avez raison de dire que les animaux souffrent, ça va de soi. C'est inacceptable et ignoble autant qu'inutile mais la vraie question de fond est effectivement que nous n'avons pas à considérer les animaux comme des utilitaires, des moyens de production, des substituts affectifs, des vêtements, des cobayes, des aliments.

Les animaux sont des personnes, ils souffrent physiquement et mentalement de l'abjection humaine. Je ne saurais proposer une définition de l'âme, mais le calvaire d'une truie vivant en cage toute sa vie appelle vraisemblablement à une forme de spiritualité pour le supporter. Les animaux ont autant le droit de vivre que nous, et de vivre libres. Leur place est dans la nature. Nous n'avons aucun droit sur eux, même si la raison du plus fort semble toujours être la meilleure.

Il y a cent cinquante ans les Africains noirs étaient considérés comme des animaux par la plupart des Européens, des Arabes et des Américains. Les mentalités changent plus vite qu'on ne croit : aujourd'hui le président des États-Unis est un Afro-américain, et bientôt une femme. À quand une femme noire ? Tout cela n'est qu'une question de point de vue, de progrès et de connaissance de la réalité. Nous ne sommes pas une race supérieure, nous ne descendons pas du singe : nous sommes des singes parmi les singes. L'écologie véritable commence par cette prise de conscience, vivre en harmonie avec soi-même, avec les animaux et avec l'univers commence par être végane. Être écologiste c'est être végane. C'est la meilleure manière de contribuer à un changement écologiste. Être écologiste c'est forcément être végane sinon c'est seulement une posture. C'est de l'hypocrisie pure et simple, ou encore de l'ignorance comme d'hab.

Les écologistes portent une lourde responsabilité dans le cataclysme en cours, car ils ont rarement osé mettre les pieds dans le plat en disant que l'écologie est forcément végane : ils ont peur d'être impopulaires en le faisant. Nous courons à l'autodestruction, pas besoin de prophétie pour ça, les faits parlent d'eux-mêmes. Les survivants sont ceux qui savent s'adapter. On n'a aucun besoin de consommer des animaux, changer c'est facile, les produits véganes sont excellents et très nombreux, il suffit de les chercher et on les trouve facilement. Le mouvement végane est tout sauf une mode, c'est une proposition de justice sociale indispensable pour la survie de l'humanité, donc ça devrait marcher ce truc ! C'est essentiel. C'est un projet de société moderne, ni plus ni moins. C'est l'incontournable étape vers la solution, et elle passe par un comportement éthique.

Que cette éthique soit le fruit d'une prise de conscience individuelle ou qu'elle soit imposée pour raison de force majeure, on ne coupera pas à une société végane. Je fais un tas de propositions qui vont dans ce sens dans mon bouquin "De Viandard à végane", et je le fais de façon facile à lire et à comprendre. Tout le monde me dit que c'est marrant à lire, ici je résume un peu alors forcément c'est moins détendu comme ton !

Laetitia :

A la lecture de votre livre, la France fait vraiment figure de ringarde par rapport aux autres pays dits "évolués", elle progresse tout doucement, trop doucement vers le végétarisme et le véganisme. Votre livre pourrait s'intituler aussi "De ringard à végane", non ?

Ou finalement, tout est question de gros sous et de politique : ne pas se mettre à dos les agriculteurs, ni les gros industriels qui nous vendent par tonnes la malbouffe. Par contre tant pis pour le trou de la sécu et les problèmes de santé publique, comme vous le dénoncez si bien avec un gros coup de gueule ! C'est incroyable cette histoire de pus dans le lait ! (page 250, on apprend que les vaches souffrent sous les trayeuses automatiques au point d'avoir des abcès et qu'un quota de pus dans le lait est admis par la loi). Alors la France ringarde ou assujetti au capitalisme ?

Bruno Blum :

Il n'y a pas que la France qui est en retard. Mais au moins ici les infos passent. Imaginez en Arabie Saoudite, au Kazakstan ou au Mexique… Il faut comprendre que l'agroalimentaire est la première industrie du monde et que si le monde devenait végane demain, cette industrie ne produirait qu'un dixième des plantes produites aujourd'hui puisqu'au moins 80% de ces plantes, de ces surfaces cultivées servent à nourrir des animaux d'élevage. Je connais plus d'un actionnaire de Nestlé ou de Monsanto qu'un monde végane défriserait… et je ne parle même pas du gaspillage d'eau : 15.000 litres d'eau pour un kilo de bœuf.

Sans oublier le gaspillage éthique. Quand on accepte ou tolère mollement la brutalité et le massacre de cinquante millions d'animaux par jour rien qu'en France, on a une éthique personnelle qui est à un niveau plutôt moyen-âgeux. Toute l'éthique personnelle est donc déstabilisée par cette démentielle hypocrisie. L'éthique est un tout. Tolstoï disait que tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille. Ce qui est frappant chez les véganes que je rencontre, c'est cette noblesse qu'ils portent en eux, cet accomplissement de vivre de façon digne, cette conscience.

Laetitia :

Les consciences tardent à évoluer, nous vivons donc dans un pays où les gens ne se posent pas la question de savoir d'où vient ce qu'ils mangent ; ils préfèrent fermer les yeux. Le morceau de viande qui est dans leur assiette était un être vivant à l'origine, qui a sûrement été mal nourri, soigné avec des saloperies, et même torturé à l'abattoir ! Mais le consommateur ferme les yeux et préfèrent ne pas savoir, ça gâcherait le repas.

Au tout début de votre livre, vous évoquez ce déni, notamment lors de votre enfance, quand vous alliez en famille chez le boucher du coin. Rien n'a changé ? Les enfants sont-ils toujours pris pour des imbéciles ? La faute aux parents ? A l'éducation nationale ?

Impossible d'envisager une approche végétarienne à l'école ? Imaginons les réactions, sujet sensible malgré que nous soyons dans un pays laïc ! D'ailleurs, aux origines du végétarisme, n'y avait-il pas une religion, une secte ?

Bruno Blum :

La torture n'a pas seulement lieu dans les abattoirs mais dans les transports vers les abattoirs, plusieurs jours de camion ouverts (les abattoirs sont moins chers en Allemagne), sans chauffage, sans eau, sans nourriture pour des bébés vaches, des bébés moutons, des bébés et des adultes, c'est innommable et il n'y a pas moyen d'améliorer les conditions de production des animaux. Il n'y a qu'une réponse : passer végane comme Leonardo di Caprio, Natalie Portman ou moi-même !

Non manger autre chose que des animaux, et/ou la consommation très restreinte d'animaux a très longtemps été la norme pour des raisons évidentes : produire des animaux était coûteux et nécessite des terres en grande surface. Les Chrétiens cathares, les premiers Juifs, les Jaïnes d'Inde, les Bouddhistes, les Hindouistes etc. étaient/sont de cultures végétariennes, ce sont des traditions très anciennes. Au poncif "les hommes des cavernes ont toujours chassé" je réponds : ils mangeaient aussi les poux de leur famille. Moi je veux vivre au XXIe siècle, pas comme un homme préhistorique. Au Moyen-Âge le peuple ne chassait pas et les animaux d'élevage étaient réservés aux aristos. Manger les animaux c'est juste une question de force brutale et de culture.

Aujourd'hui la secte est à chercher dans les arcanes de l'industrie agroalimentaire qui désinforme le public, et construit ainsi une opinion publique consumériste avec laquelle les politiciens doivent compter. Mon job c'est d'informer, je fais de la résistance. Il n'y avait pas beaucoup de résistants en 1943 : aujourd'hui c'est un peu pareil mais ça bouge très vite. Je suis un rebelle, faites gaffe. Je dérange, mais pas encore assez. Actuellement le porte-parole en titre du gouvernement Hollande est le ministre de l'agriculture, c'est simple. Le ministère de l'agriculture est un état dans l'état.

L'industrie nous fait avaler des couleuvres. Comme tous les primates, l'homo sapiens est de physiologie frugivore par exemple. Ou ces histoires de protéines, de carences… il y a plein de protéines dans les plantes, renseignez-vous, on est à l'ère de l'info, lisez mon bouquin, pour vingt balles il va vous retourner la tête, et avec la manière. Vous trouvez que Venus Williams manque de protéines, vous ? En France on mange dix fois trop de protéines, voilà tout. Même les véganes ont tendance à en manger trop. Ces mythes urbains sont grotesques. La première cause de décès en France c'est les maladies cardio-vasculaire, et c'est la bidoche, pas seulement l'alcool et le tabac. Et le cancer ? Allez voir sur le site de l'ARC qui lutte contre le cancer, c'est marqué…

De toute façon si tant de gens sont malades c'est en bonne partie parce qu'ils sont victimes de la cruauté qu'ils infligent aux animaux. Donc d'une certaine manière ils l'ont cherché car l'info est dispo aujourd'hui. C'est leur karma. C'est le tarif.

J'ai envie d'ajouter "et c'est bien fait pour eux" mais je ne le fais pas car ces gens violents sont des victimes de la propagande de l'industrie. "De Viandard à végane" est une œuvre de bienfaisance en mode rock and roll, car je suis musicien et je raconte comment mon évolution s'est produite. La société est en train de muter, ne sois pas le dernier car comme disait Cocteau, "il n'y a pas de précurseurs, il n'y a que des retardataires".

Laetitia :

Les célébrités ont un rôle important dans la diffusion de l'idée végétarienne, vous citez Paul McCartney, Sting, David Bowie, Carl Lewis... mais en France, qui finalement pourrait donner l'exemple ? Récemment, Jeanne Mas en a parlé dans les médias, mais a-t-elle assez d'influence; tout comme Arielle Dombasles ? Dans les autres pays, les stars s'associent à des marques ou à des campagnes de sensibilisation, mais en France, qui à part vous et Aymeric Caron ? Vous ne vous sentez pas seul ?

Bruno Blum :

Aymeric est beaucoup plus connu que moi, il est invité dans les médias de masse, pas moi. Heureusement qu'il est là. Et on a Brigitte Gothière et Sébastien Arsac de L214, qui ont montré des images filmées dans des abattoirs. Moi j'attends que les médias m'invitent plus, Frédéric Taddéï m'a tout de même invité sur Europe, Noëlle Breham sur Inter, j'ai fait TV5 et "De Viandard à végane" a eu beaucoup de presse, c'est déjà très bien. J'aimerais un débat télévisé avec la FNSEA, avec Stéphane Le Foll, un type comme ça, croyez-moi ça ferait des étincelles ! Dechavanne m'avait invité dans "Ciel Mon Mardi" en 1995, ça avait bien chauffé, j'étais opposé au délégué national du syndicat des bouchers ! Il m'avait insulté ! Ha ! Ha ! Ha ! J'en parle dans mon livre !

Mais oui, la France est un pays qui a beaucoup de retard, et pas seulement dans ce domaine. En Allemagne, en Israël, en Angleterre ou dans les grandes villes américaines comme L.A., New York ou Miami tout le monde sait que Leonardo Di Caprio mène la danse végane. Les gens savent que Prince, Bob Dylan et des centaines d'autres célébrités étaient/sont dans le trip. Ici la plupart des gens ne savent même pas que Prince était végane. J'en ai parlé sur France 2 quand on m'a interviewé pour parler de lui après sa mort et ça a été coupé au montage malgré mes efforts. Pour Prince être végane faisait simplement partie de son ambition d'excellence, c'est un tout. C'est comme son refus que sa musique soit dispo sur YouTube, Deezer et compagnie, qui ne paient presque rien aux artistes, être végane c'est un acte moderne, contemporain, c'est comme les gens qui prenaient position contre l'esclavage ou la peine de mort quand c'était pas gagné, c'est du même ordre. Mais tout ça est en train de changer.

Laetitia :

Etre végétarien n'est pas pour autant signe de sainteté :

Bons nombres d'artistes (comme certains cités ci-dessus) sont aussi des drogués, aux troubles pensées et actions. Aucun végétarien n'abandonne son animal pendant les vacances ? Curieux le nombre impressionnant de secte le mouvement végétarien.

Hitler était selon certaines rumeurs végétarien par obligation gastrique ! Selon d'autres, il se faisait injecté aussi de la taurine. On ne peut pas dire que son régime alimentaire l'est pacifié.

Curieuse cette sensiblerie envers les animaux souvent au détriment de l'être humain.

Bruno Blum :

Je ne sais pas ce que vous appelez une secte. Il y a quatre cent millions de végétariens en Inde, et excepté les bouddhistes tibétains, la plupart des véritables bouddhistes sont véganes car ils respectent la vie. Il n'y a rien de sectaire à refuser la violence. C'est quand même un comble que l'ultraviolence soit la norme alors que la refuser est le minimum de dignité. Le véganisme éthique n'a rien d'extrême. Ce qui est extrême, c'est d'encourager nos enfants à aimer les animaux tout en leur apprenant que ceux qu'ils aiment sont aussi ceux à qui nous pouvons faire du mal. Ça c'est vraiment extrême et très triste.

Cette histoire d'Hitler végétarien c'est comme vous dites "une certaine rumeur" qui prend sa source dans la propagande de Goebbels. Les mangeurs d'animaux utilisent cet argument Godwin parce qu'ils n'ont aucun argument sérieux. Le véganisme se répand en occident à toute vitesse, ce n'est pas un régime alimentaire, c'est un mouvement de libération en pleine expansion.

Hitler n'a jamais été végétarien. On a ses menus et les témoignages de son chef et de son entourage. Son médecin lui avait recommandé de réduire sa conso de chair animale, ce qu'il a fait de façon très limitée, et Goebbels a monté une campagne pour faire croire qu'il était végétarien car Hitler a basé sa com sur le pacifisme. Il suffit de lire ses discours pour le comprendre : il prétendait être l'agressé qui se défendait et non l'agresseur. Gandhi était populaire et Gandhi était végétarien. Goebbels a voulu projeter ce type d'image. Hitler avait une tendance végétarienne pour des raisons de santé mais il était loin de l'être. Ce mythe urbain est caractéristique de la récupération d'une cause juste par l'extrême-droite à des fins de com. De la même manière, aujourd'hui le FN se sert de l'image de Bardot pourfendeuse des tortionnaires d'animaux pour projeter une image de justiciers. Alors qu'en réalité le FN est évidemment un ramassis de mangeurs d'animaux qui soutient les éleveurs, les chasseurs, les agriculteurs etc. Il n'y a qu'à voir l'accueil fait à Le Pen à la foire de Paris. De nombreux témoignages attestent que Hitler mangeait du foie, des saucisses de Bavière et du pigeon farci, son plat préféré. Il faut lire la biographie de Hitler par Robert Payne, où tout cela est expliqué en détail, et le livre de Rynn Berry consacré à l'aliment. En plus de tous ses autres défauts, Hitler mentait sur son alimentation.

http://www.amazon.fr/Hitler-Neither-Vegetarian-Animal-Lover/dp/0962616966/ref=sr_1_14?s=english-books&ie=UTF8&qid=1434604729&sr=1-14&keywords=Rynn+Berry

Laetitia :

Vous citez Victor Hugo Page 183, "Les animaux ne courent aucun risque d'aller en enfer. Ils y sont déjà." Cette phrase est terrible, heureusement certaines associations oeuvrent pour les secourir, vous parler de L214 entre autres. Il y a aussi la Fondation 30 millions d'amis, la Spa... Leurs actions vous interpellent-elles ou êtes-vous concentrés essentiellement sur l'aspect alimentaire ?

Bruno Blum :

Bien sûr que non. Quand je dis que je suis un résistant c'est simplement parce que j'ai conscience du cataclysme éthique, écologique et pathologique que l'on vit. La démographie, le consumérisme sont des problèmes de notre siècle et il faut y faire face. Ne pas consommer d'animaux signifie refuser la torture du cuir, la torture de la fourrure, la torture des produits testés sur animaux, la torture de la pêche, la torture de la production de lait. Il faut sortir du Moyen-Âge, ça a assez duré. Les animaux ont le désir et le droit de vivre, tout comme nous. Nous n'avons aucun droit sur eux. On va les libérer maintenant.

Laetitia :

A la fin de votre livre, vous parlez du cancer et du bénéfice que l'on peut attendre d'une alimentation, végane, naturelle, crudivore pour le soigner et tenter de le vaincre. Vous avez bien conscience des réactions que vos commentaires peuvent soulever mais certaines médecins vont vers cette hypothèse, on entend parler depuis quelques temps du bénéfice du jeûne durant la chimiothérapie... bref, on avance. Pensez-vous que là aussi, il s'agisse d'histoire de sous, de lobbys pharmaceutiques, de leurs toutes puissances et tant pis pour les malades ?

Bruno Blum :

Évidemment. On nous empoisonne. Mais ça tout le monde le sait. Moi ce que j'ai à dire c'est qu'avec une alimentation bio et végane on règle 95% des problèmes. C'est délicieux, c'est facile, c'est juste une question de passer à l'acte. Commencez et après ça va tout seul.

Laetitia :

L'homme étant omnivore par nature, il est intellectuellement concevable de devenir végétarien, mais n'est-ce pas au détriment du fonctionnement de notre corps et plus particulièrement de notre cerveau ? Vous dîtes que vous avez les idées plus claires depuis que vous êtes végétarien, vraiment? Pas de manque ?

Bruno Blum :

L'homme n'est pas du tout omnivore par nature, c'est un mensonge perpétré par l'industrie. Nous sommes des frugivores. Darwin, Cuvier, Linné et Humboldt ont écrit que nous étions des végétariens, on le sait depuis des siècles. On essaye juste de nous vendre des produits qui nécessitent d'énormes surfaces cultivées parce que ça arrange l'industrie.

Les primates sont physiologiquement végétaliens. Les chimpanzés mangent des bananes et on n'a jamais vu de gorille manquer de muscles. Il faut arrêter. On a 99% de notre ADN en commun avec eux. Il peut arriver que certains primates consomment des animaux par opportunisme, mais ils ne sont pas physiologiquement préparés à ça.

Un régime végane crudivore (non cuit) est ce qu'il y a de mieux adapté à l'homme, et il y a des milliers de recettes crues démentes, de l'entrée au dessert. Quand je me fais une phase crue, mon cerveau fonctionne à double vitesse et c'est utile pour un écrivain, un artiste.

Tous ces poncifs sur l'homme prétendument omnivore sont complètement éculés et infondés.

Laetitia :

La santé en étant végétarien, crudivore... ? Mais un excès contraire ne risque-t-il pas de causer les mêmes maladies au regard des pesticides et autres produits chimiques régnants sur l'agro-alimentaire. Tout le monde n'a pas l'argent, le temps ni même la possibilité géographique d'acheter bio.

Bruno Blum :

Je préfère acheter bio que de m'empoisonner. Il y a quarante ans personne n'utilisait de pesticides.

Laetitia :

Et pour finir, je pense encore à un autre titre qui aurait pu convenir à votre livre : "Je pense, donc je suis végétarien." ( comme vous l'écrivez page 26)

Tant que l'homme ne pensera pas, qu'il ne s'interrogera pas, qu'il se voilera la face, il n'évoluera pas.

Gandhi a dit aussi : "On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux"

On comprends en vous lisant (et à la vue, entre autres, des dernières enquêtes de l'association L214) que la France a encore beaucoup de chemin à faire vers un degré élevé de civilisation.

Plutôt qu'un constat, une prise de conscience : quelles actions ? quelles solutions ?

Bruno Blum :

La solution ? Vivre végane, en consommant peu. En ne confiant pas d'argent aux banques non-éthiques car elles l'investissent dans les trucs les plus polluants.

Il faut essayer d'être, pas d'avoir. C'est une question culturelle. La question est : est-ce qu'on veut vivre heureux ou non. C'est à la portée de presque tous.

Les prises de conscience se succèdent au fil de la vie mais la prise de conscience végane est la clé de toutes les autres. Tuer n'est pas acceptable. C'est la base. Le niveau zéro.

Laetitia :

Depuis la publication de votre livre, du nouveau, du concret s'est présenté à vous ?

Bruno Blum :

Les gens adorent mon livre.

P.S.
Question de Yann-Erick :

Vos initiales sont les mêmes que Brigitte Bardot, cela vous flatte ?

Bruno Blum :

Bardot a fait de grandes choses mais aujourd'hui elle n'est plus qu'une rabatteuse et un financement pour le parti fasciste français. Être associé à elle de près ou de loin c'est inacceptable maintenant. Il existe d'autres organisations bien mieux. Les militants de sa fondation ne savent pas qu'elle finance le FN via Thierry Châtillon, qui encaisse de l'argent pour leur com. Je me fous des initiales BB. Ce sont mes initiales, pas juste les siennes !

Connaissez-vous les Bishnoïs ?

J'ai fait leur connaissance le samedi 9 juillet au matin en écoutant France Inter, c'était un rapide aperçu, mais cette communauté mérite vraiment qu'on s'intéresse à elle.

Pour ceux qui n'auraient pas écouté le reportage d'Anne Pastor (samedi 9 juillet 2016 à 15H00 sur France Inter, donc) et n'y comprennent rien au podcast (https://www.franceinter.fr/emiss.../voyage-en-terre-indigene), quelques petites infos à leur sujet :

Qui sont-ils ? C'est une communauté vishnouïte présente surtout au Rajasthan et créée par un gourou : Jambaji. Celui-ci leur a dicté 29 principes, leur philosophie de vie se caractérise par le végétarisme, le respect strict de toute forme de vie, la protection des animaux et des arbres ... Ils ont une très forte conscience écologique. Les 29 préceptes édictés par leur Gourou en 1485 leur permettraient de se libérer définitivement du cycle des naissances et des morts.

Le Shabda-Vâni est le livre saint des Bishnoïs, en voici quelques versets :

Shahad 9 "Si tu exprimes ta force en molestant les animaux, la fin de ta vie sera douloureuse."
Shahad 10 "Pourquoi est-ce que tu tues des animaux qui sont innocents?"
Shahad 17 " Dans l'univers entier, le principe de Dieu est partout ; sachez que je ne fais pas de différence entre mâle et femelle"
Shahad 20 "Là où la compassion et l'amour ne sont pas présents, les bonnes œuvres ne peuvent arriver."
Shahad 64 " Pourquoi tu tues des animaux par égoïsme ?"
Shahad 69 "Si un arbre peut être sauvé, même au prix de la tête de quelqu'un, cela en vaut la peine."

A savoir : dans l'histoire de l'humanité, il y a un exemple où les hommes ont donné leur vie pour sauver des arbres :
c'était en 1730, 363 personnes de la communauté des Bishnoïs ont été massacrées, elles ont voulu sauver des arbres que le maharadja de l'époque avait ordonné de couper pour alimenter des fours à chaux.
L'écrivain Irène Frain relate ce triste événement dans son livre "La forêt des vingt-neuf" éd. Michel Lafon.

Si cette communauté et ses beaux principes de vie vous interpellent, voici quelques liens de sites pour d'avantages d'informations :

Ma dernière confession:

Le 31 mars 2016, j'ai profité de l'Ostension exceptionnelle (deux fois par siècle) de la Sainte Tunique d'Argenteuil pour aller me confesser. 

Plusieurs prêtres étaient là à l'occasion de l'évènement et beaucoup de catholiques en profitent pour se confesser. Pourquoi pas moi ? C'est l'année de la miséricorde !

Est-ce l'intuition féminine, quand vient mon tour, j'ai comme l'impression que je ne suis pas tombée sur le prêtre le plus "bienveillant", il semble un peu austère malgré ses trente ans et sa coiffe triangulaire; au-dessus de lui un pannneau précisait qu'il parlait français et latin... Mais allons-y, c'est parti.

Si j'ai un péché à avouer, la chose qui me "chiffonne" le plus en ce moment, celle qui selon moi est en contradiction avec ma foi est celle-ci : depuis les tristes évènements qui ont secoué la France et le reste de l'Europe, je suis devenue particulèrement critique envers les musulmans.
J'attends donc que le prêtre me dise qu'effectivement je suis dans l'erreur...

Mais avant cela, il me pose plusieurs questions :

à quand remonte ma dernière confession ?  5 ans 
vais-je à la messe ? oui, de temps en temps
est-ce que je participe à la communion ? oui
ai-je causé préjudice à quelqu'un par la parole ou financièrement?
ai-je des enfants ? non
suis-je mariée ? oui 
à l'église ? non
pourquoi n'ai-je pas d'enfant ?
est-ce que je prends une contraception ?
suis-je au courant de la postion de l'Eglise sur la contraception ?

Bref, ce n'est pas ce que je suis venue confesser qui le tourmente mais plutôt ma situation familiale.
Il me dit que mon mariage civil ne vaut rien, que je dois me marier à l'Eglise, que je dois entamer cette procédure. 
Il me dit qu'il ne va pas pouvoir me donner l'absolution, qu'il ne peut pas me pardonner, que même le Pape ne peut rien pour moi. Certes Dieu m'aime mais...
De plus, si je vais à la messe, je ne dois plus aller communier. (il me cite une lettre de Saint Paul aux Corinthiens)

Concernant le péché que je lui ai confessé, il me dit que sur ce point, il n'y a aucun souci, bien au contraire, j'ai raison de ne pas tolérer la religion des musulmans puisqu'ils ont tort et que le catholicisme doit vaincre !

Donc, à la fin de cette confession, il me répète qu'il peut simplement faire une bénédiction mais pas d'absolution. Je ne suis pas pardonnée, au revoir.

Je ressors de là toute tremblante et terriblement surprise par tout ce que je viens d'entendre.
Je suis déçue par le discours de ce prêtre qui s'est focalisé sur ma situation maritale essentiellement. C'est cela le plus important ? Le mariage sacramentel ? Et tout le reste n'a que peu d'importance ? Dieu rejette ceux qui ne sont pas mariés et qui n'ont pas enfanté ?

J'hésite entre deux chose :  ne plus fréquenter l'Eglise (sans toutefois renoncer à ma foi) ou aller à le rencontre d'un autre prêtre et voir si son disours est identique et aussi extrémiste. En tout cas, ce jeune prètre était loin d'incarné mon Dieu miséricordieux. Je ne sais qui les forment ainsi, mais il y a de quoi s'inquiéter.

De son côté, Yann-Erick me dit simplement qu'il y a des cons partout, y compris dans l'église.

SMS de l'au-delà ?

Il y a de cela quelques années, mon activité professionnelle était d'accompagner des personnes vivant des épreuves de santés difficiles, en fin de vie.
Ce fût une période très intense, je pense souvent à eux... Mais eux, pensent-ils encore à moi là où ils sont maintenant ?

En 2013 :
Je suis intervenue, notamment, auprès d'une dame d'une cinquantaine d'années souffrant d'un cancer des poumons. Nous avions des rapports amicaux avec des beaux moments de complicité. Une fois par semaine, nous nous rencontrions. Son état de santé s'est aggravé au fil du temps avec une évolution malheureuse : des métastases au cerveau. C'est une dame qui était très courageuse, qui combattait la maladie et qui ne souhaitait pas mourir si jeune. Elle voulait vivre. Si je dis cela c'est pour insister sur le fait que malgré les douleurs, elle n'a jamais parlé "d'une délivrance par la mort" ( pas avec moi en tous cas).

2014 :
je change d'activité professionnelle et malgré quelques appels ou sms, je n'ai pas de nouvelles de cette dame. Je n'ose pas la harceler me disant que son état de santé a dû encore s'aggraver ou alors au contraire, ça va mieux et elle est passé à autre chose.

2015 :
Je pense souvent à cette dame mais comment avoir des nouvelles sans l'importuner. Au mois d'avril, je repasse dans le quartier où nous faisions quelques courses ensemble. Et là, je passe devant la pharmacie où nous allions et où elle était bien connue. Je rentre, j'attends pour parler à l'employée qui connaissait bien cette dame et lui demande si elle a des nouvelles. Elle m'annonce que la dame est décédée au mois de septembre l'an dernier. Je suis très émue même si au fond de moi, j'avais bien entendue envisagé cette nouvelle.

25 juin 2015 :
Je quitte le bureau, je regarde mon téléphone portable pour voir si j'ai reçu un SMS de Yann-Erick (j'attendais un petit message de sa part) et là un SMS s'affiche. Un SMS que j'avais conservé qui date du 19 janvier 2014 venant de cette dame :"Un immense merci. Je n'ose imaginer la situation si j'avais été seule". Ce jour-là, je l'avais aidée à promener le chien de sa fille (petit chien plein d'énergie).

J'ai un instant pris ce SMS comme si il venait d'être envoyé. Comme si cette dame s'adressait à moi à l'instant, qu'elle était toujours vivante et m'écrivait une sorte de carte postale de là où elle était. C'était troublant et agréable. jusqu'à ce que la raison prenne le dessus expliquant que c'était simplement un vieux SMS . Mais tout de même quel drôle de hasard qu'il resurgisse ce jour-là sans manipulation particulière de ma part.

Est-ce vraiment juste le hasard ? Ce sms qui apparaît serait-il un signe de là-haut ? Y croire serait réconfortant mais hélas peu cartésien.

Cela fait vraiment bizarre de relire des SMS envoyés par des personnes qui ne sont plus là. C'est assez troublant de voir réapparaître leurs écrits dans l'instant.

Tout comme il est troublant pour moi de voir des photos sur lesquelles figurent des personnes décédées. Il y a une drôle de sensation qui apparaît quand on tient une photo entre ses mains d'une personne que l'on a beaucoup aimée, la photo est là, bien présente mais la personne, non.

Cadeau d'anniversaire

Après tout, pourquoi ne pas partager d'autres signes de l'au-delà... alors je vous en livre un autre:  celui peut-être qui m'a le plus marquée et qui pourrait passer pour incontestable tant la synchronicité est exceptionnelle :

23 mars 2011 : c'est mon anniversaire. Comme souvent, ce matin-là, je fais mon footing le long de la seine. Pour mon anniversaire, je pense à un cadeau qui me ferait plaisir, c'est un peu inespéré mais tant pis je le demande quand même. Dans ma petit tête, je m'adresse donc à une personne décédée en 2010 et lui dit que, là, c'est le bon moment pour me montrer qu'elle est toujours près de moi. Bref, je demande un signe. Aussi étonnant que ça puisse paraître, ce matin-là, une péniche passe sur la Seine, je la regarde et vois mon prénom "Laetitia" inscrit sur cette péniche. Le hasard ? Quoi qu'il en soit, c'est la seule fois où j'ai vu cette péniche. Et sur l'instant, je me suis dit "oui, là, c'est bon, c'est un vrai signe que l'on m'a adressé".

"Les brumes de l'apparence" de Frédérique Deghelt. 
(Editions Babel)

Non, ce n'est pas le titre qui a attiré mon attention ce jour-là mais plutôt l'auteur : Frédérique Deghelt. J'avais lu 2 livres de cette auteur : "La vie d'une autre" et "La grand-mère de Jade", 2 livres que j'avais beaucoup aimés. Alors quand j'ai vu que cet écrivain avait récidivé, j'ai eu envie de voir ce qu'elle nous proposait cette fois-ci. L'histoire de départ était plaisante : une parisienne qui hérite d'une masure au milieu de nulle part et qui va voir sa vie bouleversée par cet héritage quelque peu encombrant. L'héroïne ne voit sa vie qu'à Paris et n'a aucun attrait pour la campagne, elle veut donc vendre la masure qui est dans un piteux état mais les choses ne sont pas simples : les villageois causent, cette maison n'a pas bonne réputation, elle serait sur la "terre des sorciers". Quand en plus, notre parisienne cartésienne développe un don de médiumnité, c'est toute sa vie qui en est bousculée. Et nous voici donc embarqués dans un roman qui pourrait être un récit autobiographique dont le titre serait "Comment je suis devenu médium". Tout y est : le dialogue avec les défunts, l'aide au passage de l'autre côté pour ceux qui sont en train de mourir, les soins par imposition des mains, les NDE, les mauvais esprits, les maisons hantées… La roman contient des informations "inédites" ( pour moi), je ne connaissais pas Léonore Piper ainsi qu'Hélène Duncan, des médiums qui ont suscité beaucoup d'émoi à leur époque. C'est un roman mais… Qu'est ce qui a poussé Frédérique Deghelt à écrire une telle histoire ?

Plus d'infos :

Hélène Duncan :
http://www.infos-paranormal.net/Le-dernier-proces-pour-sorcellerie-britannique.pdf

"La vie… et après ?" d’Yves Lignon.

Dès la lecture des premières pages, on penserait plutôt titrer cet ouvrage "Les pouvoirs de la conscience". En effet, Yves Lignon décrit clairement les capacités éventuelles de la conscience, les supers pouvoirs qu’elle semble posséder; que la personne soit encore vivante ou décédée: exercer une action physique, parcourir l’espace, appeler au secours, avertir à distance… tout cela découvert grâce aux témoignages de NDE (:Near Death expérience, soit en français EMI: Expérience de Mort Imminente) et autres manifestations paranormales (sortie du corps, communication avec les morts, réincarnation).

L’ hypothèse de travail d’Yves Lignon est : "Tout être humain possède une conscience immatérielle, capable d’autonomie pendant la vie et pourquoi pas après la mort". Ce qui est vraiment remarquable dans ce livre c’est le discours clair et précis mais aussi les témoignages assez récents (1990, 1995 pour certains) et surtout vécus en France. En effet, les livres sur les manifestations paranormales ne manquent pas mais souvent les récits datent du début du 20ème siècle et nous viennent des Etats Unis. Combien de fois avons-nous lu l’histoire de Pamela Reynolds par exemple. En 2013, ce qui nous manque ce sont des récits récents, inédits et proches de nous. Avec Yves Lignon, on est presque satisfait; presque, car il nous manque les Années 2000.

Sur le contenu des témoignages principalement axés sur les NDE, rien de nouveau; ils se ressemblent tous et c’est normal: une NDE est une NDE et les caractéristiques de cette expérience hors du commun ne varient pas beaucoup : l’impression d’une sortie de corps, l’impression d’être aspiré le long d’un tunnel avec au bout une clarté et une beauté indescriptibles, rencontre avec des proches décédés, l’impression de visionner le film de sa propre existence, ressenti d’un état de plénitude extrême, une expérience ineffable et au retour un changement radical de caractère. Les scientifiques sont-ils vraiment prêts à entendre toutes ces impressions ?

Yves Lignon reconnaît qu’il reste difficile par exemple de parler communication avec les morts avec certains scientifiques. Il nous faut encore trouver des preuves pour achever de convaincre tout le monde.

Les aura-t-on un jour ? La question reste posée à la fin de ce recueil de témoignages sur l’immortalité de la conscience (âme?) analysée scientifiquement par Yves Lignon ." 

Aymeric Caron et le GRAAL (pour les animaux)

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Un coup de coeur  pour les propos d'Aymeric Caron. Je précise "les propos" car je ne connais pas ce journaliste, je n'ai pas lu son livre NO STEAK (éd. Fayard), et donc je ne peux donc pas encenser une personne dont je ne connais que très peu de choses. Mais, j'avoue que l'homme m'intrigue, il a touché la corde sensible. Et donc, de quoi s'agit-il ? et bien du végétarisme !

Aymeric Caron était invité à l'émission "17ème sans ascenseur" de Laurent Baffie, le 19 janvier 2013 et quand il s'agit de défendre le végétarisme, il faut batailler fort. 

En face de lui, entre autres, Anne Depetrini, est-elle vraiment idiote ou fait-elle semblant, cette charmante personne ne conçoit pas la sensibilité animale et semble à mille lieux de la croire existante. Et oui après tout, comme elle le dit si bien : "qu'est-ce qu'ils font pour nous les animaux, ils ne font pas de manifs pour nous ? une sensibilité, les animaux ? mais absolument pas !" répond-elle. Donc Aymeric rame pour se faire entendre, pour avoir la parole et défendre son opinion. Heureusement, Baffie est là pour raisonner tout ce petit monde ( du lard ou du cochon, je ne sais pas trop) :" un jour, on se rendra compte qu'on est des assassins ! Mangez tranquilles, bande d'enc... !" Bon, je n'aurais pas dit les choses de cette manière, je ne veux pas passer pour une intégriste, mais après tout, face à des idiots, il faut peut-être frapper fort. Certains enfants, même très charmants, méritent de temps en temps une paire de claques.

Aymeric Caron apparaît également dans une interview dirigée par Audrey Levy dans le magazine "Le point"  qui a consacré un dossier sur le végétarisme (numéro du 10 janvier 2013). Et voici ce qu'il dit notamment, 

"Le végétarien est considéré comme quelqu'un d'anormal, on ironise sur sa vitalité, sa virilité, et surtout il exaspère tout le monde, les serveurs au restaurant, ses amis... Le végétarien passe son temps à s'excuser d'être si compliqué. (...) Choisir ce que l'on mange n'est pas une lubie, c'est faire un choix de société, presque politique, mais c'est un choix personnel."

Je cite ce passage car il exprime exactement ce qu'il m'est arrivé de ressentir quand je suis invitée chez des amis : Et oui, Laetitia est végétarienne, il va falloir préparer quelque chose  spécialement pour elle, zut ! un truc sans viande ! mais qu'est-ce que c'est que ce caprice ? ça vient d'où ? c'est pour faire régime ? c'est pour se démarquer ? c'est pour nous enquininer ? quelle chochotte !

Et bien non ! c'est tout simplement mon choix. je n'arrive pas à me faire à cette idée, qu'on puisse élever des animaux, les côtoyer, les alimenter pour au final les tuer dans des conditions plus que contestables ( et même dans de bonnes conditions d'ailleurs, ça me gêne tout autant) pour qu'elles finissent dans nos assiettes.
Pour moi, l'animal a une âme. Il ressent des émotions tout comme nous. Et il est hors de question que je sois complice de ces tueries. Le mot est exagéré ? Pas pour moi. La souffrance animale est terrible et injuste.

Il y aurait encore beaucoup à dire, trop à dire, le sujet est vaste et certains hommes ignobles !!! L'homme ne se contente pas de tuer les animaux pour s'alimenter, il les utilisent, je ne vous apprends rien, pour les expérimentations dans les laboratoires. A ce sujet, j'ai entendu parler la semaine dernière d'une association le GRAAL qui recueille les animaux des laboratoires afin de leur donner une seconde vie, une belle vie. Voici le lien pour la découvrir :
Accueil

Je vous conseille, si ce n'est déjà fait, d'écouter et de découvrir Laurence Helfer, télépathe animalier, que Yann-Erick a rencontré en 2008. Laurence Helfer nous explique les liens qui unissent les hommes et les animaux, et l'importance qu'elle leur apporte.
Laurence Helfer - Elévation

A découvrir également, ou à réécouter, Jean Prieur à propos de son livre "L'âme des animaux" :  
L'âme des animaux - Elévation

Pour finir, quelques citations à méditer :

« Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis ».   G.B. Shaw, écrivain

«Je crois que l’évolution spirituelle implique, à un certain moment, d’arrêter de tuer les êtres vivants que sont les animaux, simplement pour satisfaire nos désirs physiques ». Mahatma Gandhi, prix Nobel

«On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Gandhi

«Je ne mange pas d’animaux. Je ne digère pas l’agonie ».  Arielle Dombasle, comédienne ... et oui, pourquoi pas Arielle Dombasle !

Avec Aymeric Caron parmi les invités.

Contact avec Yonelle Delle

A la fin de l'un des entretiens de Yann-Erick avec Yonelle Delle, celui-ci a demandé, en off, si la médium avait des "choses" plus personnelles à nous dire:

 

Yonelle sent la présence d'un homme. Yann-Erick et moi comprennont rapidement qu'il s'agit de mon père de "coeur" (mon beau-père, donc). L'homme qui fut le compagnon de ma mère  durant 19 ans ; il me considérait comme sa propre fille. Il est décédé en mai 2010.

 

"Oui, il y a un homme, il dit être désolé d'être parti seul. Il dit qu'à la fin, il ne sentait plus ses jambes" Yonelle voit des tuyaux, un homme intubé. "Ils m'ont fait chier"(sous-entendu, à l'hôpital. En effet, cette description s'avère fidèle à la réalité) Maintenant, où, il est, ça va. L'homme parle de ma fatigue ; je ne prends même pas le temps de pleurer. Il faut que je respire et que je pleure un bon coup. Je m'inquiète pour ma maman, il ne faut pas. Il parle d'une lampe. (Sur le coup, nous ne comprenons pas, et puis, plus tard, les jours suivants, quand je suis seule, une de nos lampes s'allume toute seule, régulièrement). Yann-Erick demande ce qu'on peut faire pour lui, prier ? Oui, prier et penser à lui. L'homme dit que Yann-Erick était toujours pressé (ce qui est vrai, quand nous lui rendions visite, il courrait toujours à droite, à gauche...), pas toujours l'oreille ouverte. Yann-Erick demande si nos discussions (ésotériques) ne l'ont pas embêtées, il répond : "non, ça m'a aidé, ça m'aide toujours." Il évolue dans l'au-delà. Il dit en parlant de Yann-Erick "Je l'aime bien quand même" Yann-Erick lui dit bravo pour tous les travaux qu'il a fait dans ma maison, il répond "C'est pas fini, c'est pas grave". Yonelle aimerait voir la maison. Il répond qu'il ne préfère pas, c'est fini tout ça. Il dit en parlant de moi que je dois me réveiller, sous-entendu, que je dois accepter son départ. Yann-Erick est surpris, il pensait que c'était le cas. Je dis que non, je ressasse toujours le passé, que je n'accepte pas sa mort. Il dit que je peux lui parler à voix haute; pour lui, c'est une bonne façon d'être en contact . Il me dit :"je t'aime"  (il m'a toujours considérée comme sa fille). Il lui dit aussi que je ne suis jamais méchante. Je suis étonnée de cette remarque, il répond "Oui, tu t'es posée la question."

Synthèse des différentes approches de la mort

1:Le deuil / 2:Les soins palliatifs / 3:L'accompagnant auprès de la personne en fin de vie.

1- Les différentes étapes du deuil et leurs conséquences

Elisabeth Kübler-Ross, spécialiste dans le domaine du deuil et de la mort, a mis en évidence les différentes étapes du deuil. Il en existe 5, leur rôle est de créer un mécanisme de défense contre une douleur insupportable.

Ce travail de deuil est un processus de guérison psychique et il doit permettre notamment d’apprendre à vivre sans la personne décédée (le décès remet en cause toute la structure familiale, il va falloir s’adapter à une nouvelle organisation, tout est remis en cause).

Les 5 étapes ne se font pas successivement, elles vont et viennent en fonction de chacun. Les voici :

Le Déni :

Le déni n’est pas la négation de la réalité de la maladie ou de la mort mais plutôt une difficulté à intégrer, difficulté à croire ce qui arrive, difficulté à assimiler ce fait. Le choc produit une sorte de torpeur. Le déni est un mécanisme de protection psychique. Lors de cette phase, on entend souvent : " je n’arrive pas à y croire, c’est pas possible… ".

On peut même être surpris par l’aptitude pour certains à accuser le coup, ils font preuve d’une certaine distance avec cet événement mais il n’en est rien. C’est juste un mécanisme inconscient qui permet de préserver l’endeuillé contre la violence des émotions, contre ce choc énorme.

La colère :

La colère peut prendre différentes formes. On peut en vouloir aux médecins, à l’entourage mais également à Dieu.

La foi peut-être sévèrement ébranlée : pourquoi Dieu a-t-il permit cela ? On peut même en vouloir à la terre entière mais aussi … au défunt lui-même qui n’a pas pris soin de lui, qui nous a abandonné à cette insupportable solitude.

La colère est indispensable au processus de guérison. Il ne faut pas hésiter à l’extérioriser en pleurant, en criant. Inutile de se censurer, cela ne ferait que compliquer le travail de deuil. Il est parfaitement sain d’évacuer toute la surchage émotionnelle, il faut " vider " toute la pression intérieure.

Le marchandage :

Durant l’étape du marchandage, l’esprit bâtit toutes sortes d’hypothèses. Nous formulons toutes sortes de " si ". On revisite le passé, on cherche à gagner du temps. Pour le malade en fin de vie, c'est tenter d'avoir du temps pour terminer certaines choses ou pour faire des choses qu'il n'a pas encore fait mais qu'il aimerait faire.

C’est l’occasion aussi de se faire de nombreux reproches. La culpabilité apparaît.

Face à la maladie d’un proche, on est même prêt à négocier sa propre mort.

La dépression et l’isolement :

Dans le contexte du deuil, la dépression n’est pas pathologique, elle est une intense tristesse légitime.

La personne malade ou la personne ayant subit une perte a tendance à s’isoler, plus rien ne l’intéresse, elle ne veut plus parler. Elle se sent seul face à sa souffrance que rien ni personne ne peut soulager. Elle pense que personne ne peut comprendre sa douleur.

Il faut accepter cette étape. Comme les autres, la dépression a son rôle. Elle engourdit le système nerveux pour que nous puissions nous adapter à une situation insupportable. Quand la dépression aura remplit son rôle, elle s’estompera.

( Bien entendu, si celle-ci s’installe, il faut envisager un suivi médical et psychologique appoprié. )

L’acceptation :

Cette étape consiste à accepter un nouvel état et à admettre sa permanence. Accepter, ce n’est pas voir l’événement sous un angle positif mais c’est apprendre à vivre avec.

Durant cette étape, on peut culpabiliser, avoir l’impression de trahir le défunt, en reprenant peu à peu goût à la vie.

Les conséquences de toutes ces étapes sont le cheminement vers l’acceptation, vers l’idée de la séparation physique définitive. Les conséquences sont aussi l’émergence d’émotions multiples, diverses, quelquefois inconnues jusqu’à présent, un cataclysme affectif. C’est un travail indispensable, plus ou moins fait consciemment. On avance petit à petit, chacun à son rythme. On ne peut établir de généralités dans la manière dont est mené le deuil ; de nombreux critères rentrent en compte : les circonstances du décès, l’âge de la personne décédée, de l’endeuillée, les rapports affectifs…

Dans l’idéal, le travail de deuil doit permettre d’arriver à retrouver une certaine paix, un apaisement, et de ne plus être en guerre contre le monde entier, de ne plus se sentir seul au milieu de tous ces gens qui nous entourent et qui ne savent pas ce qu’on vit (selon nous), qui ne peuvent pas comprendre. Il faut se réconcilier avec la vie malgré cette trahison qu’on a l’impression de vivre.

 

2- La différence entre soins palliatifs et soins curatifs

Selon la loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs :

" Les soins palliatifs sont des soins actifs, continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir l’entourage. " Les soins palliatifs interviennent dans un contexte de fin de vie. Ils ont pour but de soulager le malade de ses symptômes, même si cela n'apporte aucune guérison véritable.

La qualité de la fin de vie prime sur la durée de la fin de vie, de la vie dans les soins palliatifs.

Les soins curatifs visent à soigner le patient, à traiter la maladie. Le but est de guérir le malade. Ils sont parfois agressifs et entrainent des effets secondaires. Ils sont interrompus dans une unité de soins palliatifs.

Durant les soins palliatifs, la mort est considérée comme un évènement naturel, une étape de la vie ; tandis que dans les soins curatifs, la mort est considérée comme un échec médical.



3- Rôle des accompagnants bénévoles auprès de la personne en fin de vie

Le rôle de l’accompagnant est d’être là, d’être présent près de la personne en fin de vie. Il propose et offre de son temps. Il s’agit d’une démarche volontaire et humaniste. Son rôle est d’être là si le patient l’accepte, l’accompagnant ne s’impose pas. Celui qui accompagne doit avoir une très bonne capacité d’écoute. Il doit pouvoir écouter la peur, la souffrance de la personne en fin de vie car celle-ci a besoin que l’on entende et que l’on prenne en compte ses émotions, ses sentiments sans les minimiser.

Le rôle de l’accompagnant est de suivre pas à pas la personne vers sa fin de vie. C’est une relation de partage. Le bénévole est disponible pour partager ce moment difficile.

Pour la personne en fin de vie, passer du temps avec un accompagnant peut être un moment de "répit ", un moment aussi où elle se confie.

L’accompagnant étant extérieur à la famille, la personne en fin de vie profitera peut-être de cette occasion pour évoquer des choses qu’elle ne veut pas et qu’elle ne peut pas évoquer avec sa famille. Cette "oreille extérieure " peut être accueillie avec soulagement. Le bénévole n’est pas là pour juger, il écoute, il prend ce qu’on lui donne.

L’accompagnant ne doit pas imposer ses idées, ses croyances, cela serait une grave erreur. L’accompagnant doit respecter toutes les opinions et il doit rester neutre.

Le rôle de l’accompagnant peut être d’accompagner spirituellement la personne en fin de

vie mais uniquement si elle le lui demande, la guider vers un travail spirituel.

En effet, l’accompagnant peut avoir des connaissances qui lui permettent de répondre aux interrogations de la personne en fin de vie. Mais cet accompagnement spirituel devra se faire avec précaution, rappelons une fois de plus, qu’il ne s’agit pas d’imposer des idées.

Dans l’idéal, l’accompagnant doit accompagner la personne en fin de vie en lui offrant apaisement, protection, sérénité vers cette inconnue qu’est la mort. Il serait très maladroit de déclencher d’autres émotions telles que la peur, la panique.

Le bénévole ne tiendrait alors plus son rôle et devrait repenser son engagement.

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Florinette 28/06/2017 17:22

Merci beaucoup Laetitia pour ces précieuses informations concernant ces deux religions, cela démontre encore une fois qu’il y a toujours des dérives, que les religions sont devenues des affaires d’hommes, de pouvoir et non plus d’esprit qui consiste à comprendre ce que nous sommes, ce qu’est la vie et les liens qui nous relient avec elle et tout le vivant.

Après avoir lu ton article, j'ai voulu en savoir plus sur ce moine et j'ai été écœurée de voir qu'on l'avait relâché de prison alors qu'il purgeait depuis 2003 une peine de 25 ans pour incitation à la haine raciale, alors qu'il est connu pour être le nouveau Hitler Birman, c'est complètement dingue, c'est à se demander si l'avenir n’est pas en train de devenir un long passé...
Bonne fin de journée à vous deux !

Thierry 28/07/2015 19:22

Bonjour Laetitia,
J'avais commencé à vous lire Samedi puis j'ai repris la lecture ce jour car il fallait que je le fasse. Je me rends compte que pour une fois, sauf erreur de ma part, vous avez eu par l'intermédiaire de la médium, des nouvelles d'un membre de votre famille. Je pense que cela vous a touchés d'autant que j'entendais dire de Yann-Erik Chez Mr Carton, que vous n'aviez jamais eu de contact à titre personnel. Je ne sais pas si c'était lors de la dernière rencontre avec Yonelle Delle mais quoi qu'il en soit, merci pour ce joli partage....... ainsi que pour vos autres réflexions. Bonne soirée à vous deux....

Thierry 30/07/2015 13:48

Je vous remercie de votre réponse. Je partage pleinement votre avis et vos ressentis, devrais je dire comme la majorité des personnes n'ayant expérimenté la pleine conscience et en constante recherche personnelle et spirituelle. C'est aussi pour cela que nous vous suivons avec autant de passion tout comme nous avons suivi le regretté Mr Carton et tout comme je suis de très près les travaux de l'ifres ainsi que ceux de l'inrees et bien d'autres encore qui m'amènent jour après jour un peu plus de compréhension à défaut de pouvoir expérimenter......mais au moins dans l'espoir d'évoluer tous les jours un peu plus. Un grand merci...

Yann-Erick 29/07/2015 11:52

Bonjour Thierry,
Vous avez bien compris : par l'intermédiaire de Yonelle Delle, nous avons eu des nouvelles d'une personne chère et décédée en 2010. Il ne s'agit pas de la dernière rencontre avec Yonelle, c'était plutôt en 2011-2012. Il est vrai aussi que nous avons dit chez Jean-Claude Carton que nous n'avions pas de contact. En fait les sentiments sont partagés. Quand nous sommes au milieu d'une consultation et quelques heures après, nous avons le sentiment d'avoir vraiment été en relation avec un être décédé... et puis les émotions s'estompent et on essaie de rationnaliser et de freiner l'enthousiasme ressenti. On pense au mentalisme. Mais attention, il faut aussi envisager qu'il s'agisse d'une "vraie communication", et alors il faut savoir remercier de ce cadeau et le saisir car c'est extraordinaire à vivre. J'essaie seulement de ne pas m'emballer.
Suivant les émissions, Yann-Erick prend souvent le contre-pied de l'invité pour animer le débat. Mais je sais qu'au fond de lui il croît à la présence des esprits bien qu'il ne puisse à ce jour scientifiquement le prouver ou même l'expérimenter en pleine conscience.
Laëtitia

antoinette 20/07/2015 12:04

Mon commentaire : UN TRES GRAND MERCI CHERE LAETITIA

Crystelle 19/07/2015 16:33

J'ai lu du début jusqu'à la fin, coïncidence ou pas ! Mais j'y viendrai plus tard. Avant tout, je veux d'abord vous dire mon sentiment, très chère Laëtitia, sur le SMS concernant la dame ; je suis sûre à 100 % que ceci n'est pas un hasard ; en fait, comment vous dire, je suis sûre que c'est bel et bien un signe, je le ressens profondément. Ensuite, je souhaite ajouter, là est justement la coïncidence pour moi, c'est que je viens d'envoyer un mail, à une association qui s'occupe des personnes âgées et pour laquelle je m'étais inscrite et dont j'ai fait un court passage seulement ; car je n'ai pas supporté qu'un des membres, qui est là,pourtant depuis très longtemps, se permette de ne pas rester neutre et à émettre des jugements à l'emporte pièce et si je restais je risquais très vite de m'énerver et comme j'étais dans le même groupe que ce membre, j'étais sûre de le revoir à chaque fois alors à mon grand regret et malgré l'attachement auprès des personnes, je suis partie.

Crystelle 19/07/2015 14:56

Bonjour à Laëtitia et à vous Yann-Erik je suis contente de recevoir ce mail ! Je pensais hier passer par le blog ! Contente d'avoir reçu le mail !

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