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 élévation

élévation

Parcours initiatique Philosophico-Spirituel à travers mes rencontres et lectures liées au paranormal et à l'ésotérisme.


Christophe Marie

Publié par Yann-Erick sur 16 Août 2007, 11:09am

Catégories : #Auteurs-Journalistes, #Témoignages:

Christophe Marie vit des choses extraordinaires depuis des décennies.
En attendant que je le rencontre, voici son témoignage :

 L'OUVERTURE VERS CE MONDE INCONNU...


Tout commença en septembre 1984, alité pendant 3 jours, à la suite d'une déchirure musculaire, une phlébite est survenue à cause de mon immobilisation. Hospitalisé pendant un mois, ce problème me poursuivit avec amplification tout au long de l'année, on découvrit que j'avais une maladie... Cette maladie était due plus exactement une baisse de protéines, antithrombine. C'est ainsi pendant de longs mois, j'ai eu 4 phlébites, 2 embolies pulmonaires et des problèmes cardiaques et en aucun moment la caisse primaire d'assurance-maladie à vouloir reconnaître cet état, malgré mes mois passés à l'hôpital de Lisieux dans le Calvados et mes voyages express à hôpital de Lariboisière à Paris. Je travaillais dans une entreprise Lexovienne depuis 1972, de septembre 1984 à 1985, j'ai fait de nombreux séjours dans le milieu hospitalier. Pendant cette période, une succession de séjour dans les hôpitaux m'a été nécessaire. Ce qui en découle de ses nombreux séjours, une reconnaissance du milieu hospitalier : Station debout prolongée fortement déconseillée. Au mois d'octobre 1985, j'ai voulu reprendre mon activité salariale avec ce document. Je fus convoqué par la médecine du Travail, cette dernière mettant sur ma reprise les mêmes conditions. Mon employeur ne voulait pas prendre en compte les observations du corps médical, je ne savais pas comment faire. J'ai su peu de temps après que mon médecin traitant avait fermement soutenu auprès ma femme, ainsi qu'à mon employeur, que ma maladie était imaginaire et sans gravité. Pour information, ma maladie imaginaire » était due, d'une part, à la baisse du taux de l'antithrombine, une protéine sanguine, et, d'autre part, des malaises vagaux. Nous avions fait construire en 1981, et j'espérais que mon assurance prenne en charge la partie me couvrant, soit 60% de la maison, pour cela il fallait que je sois reconnu par la caisse primaire d'assurance-maladie. J'avais fait une demande d'une prise en charge à 100% auprès de cette dernière, elle m'a été refusée pour motif : maladie non reconnue. Il est évident qu'à aucun moment mon employeur n'a voulu prendre en compte ma situation médicale, durant ce mois d'octobre 85, je pris la décision de démissionner.

Cette décision met venue comme cela, il est certain que cette démission allait peser énormément sur ma vie de couple. Nous étions mariés depuis 1979. Au mois de novembre 85, voyant la situation dans laquelle nous vivions, je cherchais un emploi, auprès de l'ANPE et je cherchais des annonces dans les journaux locaux. Je tombais sur une annonce à l'ANPE, de stage de technico-commercial sur trois mois rémunérés au smic. Le stage était sur Orvault à côté de Nantes (44), il fallait envoyer un courrier et une lettre de motivation, ce que je fis le jour même. Quelques jours plus tard, je fus convoqué au début du mois de décembre pour un entretien, nous étions une centaine, d'une part, regroupé par groupes de dix personnes, Le Directeur de cette école nous présentait en quelques mots le but de ce stage, quelles étaient les entreprises qui cherchaient ces technico-commerciaux et le nombre de stagiaires qui seraient prises. Pour commencer, nous nous présentâmes individuellement devant trois personnes et huit jours plus tard je recevais un courrier qui m'informait que j'avais été sélectionné pour ce stage. Ce courrier précisait les pièces qu'il fallait présenter le jour du début du stage, en particulier donner un chèque de caution de 7200 frs qui ne serait pas débité. Avant de commencer ce stage, j'avais en moi beaucoup d'interrogation : Où dormir ? Et quel moyen de transport pour aller à ? En fin de compte ce stage ne serait pas si simple au niveau financier. Sachant que ma femme ne me donnerait même pas un centime lors de ce stage ! Et puis au fond de moi, je me suis dit, on verra bien le moment venu !

Le stage commença le 6 janvier 1986, deux options de stage s'offraient à moi : Technico-commerciale vente de maison individuelle ou technico-commerciale Cuisiniste. Je pris la seconde option. Cette première journée était fondée sur tout ce qui était organisation de notre séjour et administratif. Le problème d'hébergement fut réglé en deux minutes. J'ai été convié à être hébergé dans un château, avec un autre collègue, pour une somme de 800 frs par mois. Il est évident que je n'avais pas cette somme, l'école avançait cette somme du premier mois. Pour les repas, nous étions conviés à les prendre une cafétéria en face de l'école. L'école avait mis en place des tickets-restaurant en concertation avec la cafétéria. Pour le côté administratif, nous étions conviés à remplir un dossier de demande aide financière à l'ANPE, elle était attribuée au demandeur d'emploi indemnisé. Lorsque j'ai eu le dossier entre les mains, je compris tout de suite, que je n'allais pas être indemnisé et que le stage, j'allais devoir le régler sur le moment même, je n'ai pas voulu me prendre la tête, j'ai rempli le dossier sans chercher à comprendre. Durant cette journée, nous nous retrouvâmes à trois : André, Christian et moi, et cela pendant toute la formation. Le soir même, nous fîmes la connaissance d'une jeune femme au prénom de Sylvie, elle travaillait à la cafétéria. À la fin de notre souper, elle se proposa de nous conduire dans un bowling et par la suite dans une petite discothèque dans le centre de Nantes. Au fur et à mesure que la nuit passait, nous nous présentâmes les uns après les autres, une harmonie se créa entre nous quatre et cela jusqu'au fin du stage. Le lendemain, nous revîmes Sylvie qui nous proposa de retourner dans un premier temps au bowling et par la suite à la discothèque, nous acceptâmes avec joie. Il faut dire que durant ces trois mois de stage, ce furent nos soirées nocturnes. Ce soir-là, Sylvie nous fit une confidence : Elle tirait les cartes et pratiquait le spiritisme. Elle se proposa à chacun de nous, de tirer les cartes et se proposa de nous faire une séance de SPIRITISME, nous acceptions avec plaisir. Pour Sylvie, c'était un plaisir de faire cette séance de spiritisme, et pour nous cela nous permettait de découvrir le spiritisme. Nous nous demandions, où devait se dérouler cette séance, comment Sylvie allait opérer et si cette séance devait se faire dans un endroit au calme. Pas du tout nous confiâmes. Sylvie, elle déposa un verre au milieu de la table, nous étions très curieux de voir comment Sylvie allait s'y prendre avec ce verre. Elle retourna le verre, nous précisa certaines choses : A sa droite cela veut dire OUI, à sa gauche NON et si le verre faisait des ronds, c'est qu'il ne veut pas répondre, nous respections son rituel. Nous n'avions aucune connaissance sur le spiritisme. Le lendemain lors de notre cours, nous avions eu la visite du directeur. Ce dernier nous fit par d'un règlement de l'école, qui avaient omis de nous signifier : que le stage devait se faire en costume. Pour ma part, c'était un problème, il fallait investir : un costume, chemise, cravate et chaussures. Je n'avais pas d'argent, comment allais-je faire, c'était ennuyeux, mais je gardais espoir. Le soir même, André me proposa de me prêter 1500 frs pour ces achats, en me faisant promettre que le jour où l'on recevrait nos indemnités de chômage, je devais le rembourser. Le lendemain, je m'absentais une heure du stage pour faire ces achats, j'en avais eu pour 1200 frs, je rendis la différence à André en le remerciant.

La première semaine de stage se terminait avec beaucoup de chance à mes yeux. Je rentrais ce vendredi chez moi à Lisieux, où ma femme et mon fils m'attendaient. Je rentrais donc chez moi, à ma grande surprise ma femme pensait que je n'allais pas rentrer. Ce fut un week-end très dur. Je repartais le dimanche après-midi vers 17h00 en stop, j'arrivais vers à Nantes vers 21h00 et je me rendais directement à la cafétéria où nous nous étions donné rendez-vous tous les quatre. La semaine passait, nous étions toujours ce petit groupe à nous retrouver le soir avec Sylvie. Il faut dire que nous passions plus de temps dans ce bowling et cette discothèque que dans nos chambres. Nous passions des heures entre nous, à parler de tout et de rien et surtout avec des séances de SPIRITISME que Sylvie nous faisait tous les soirs. Lors de la séance de ce mercredi soir, Sylvie nous mit en garde, qu'il allait se passer quelque chose dans quelques jours. Nous lui demandâmes, qui en était le bénéficiaire. Le verre se dirigea vers moi à une vitesse, Sylvie très étonnée me dit : « Tu as quelque chose sur toi ». Tout aussi étonné que Sylvie, je lui confirmais que, personnellement, je n'avais rien en moi. Nous nous quittâmes comme d'habitude vers 5h00 du matin, pour retrouver nos lits douillés. Le lendemain soir, nous nous retrouvâmes comme d'habitude pour aller dans nos soirées nocturnes. Juste avant de quitter la cafétéria, André vint vers moi tout gêné : « Luc, j'ai un petit souci, c'est embêtant, je sais que tu n'as pas trop d'argent, mais j'ai un gros problème. Il faudrait que tu me rembourses le prêt que je t'ai fait ». Je n'ai pas perdu mon sang-froid, j'avais très bien compris, que si André avait une autre solution jamais, il m'aurait demandé le remboursement de cette somme. Je lui ai répondu : « Sans problème. André, dimanche soir ». Ce furent mes propres mots, ils sortaient de ma bouche sans réfléchir à savoir où j'allais trouver cette somme. Le jeudi soir, il tomba de la neige vers Nantes, au moins 20 centimètres, cela immobilisa toute la Région. À la suite de ces chutes de neige le vendredi Nantes était toujours paralysé, je prenais la décision de ne pas rentrer chez moi. Un collègue de stage me proposa de l'accompagner dans une discothèque. Je n'avais pas trop envie, il insista pour que je l'accompagne. Nous arrivâmes à cette discothèque, moi je passais toute ma soirée sur un canapé à dormir, malgré la musique. Vers 4h00 du matin, mon collègue vint me réveiller. La présence de mon fils me manquait, avant de sortir de cette discothèque, je pris la décision d'entrer chez moi malgré cette neige. Mon collègue essayait de m'en dissuader de partir avec cette neige, mais rien n'y faisait, j'avais pris la décision d'entrer. Par chance la route qui menait à Angers passait à côté de la discothèque, je pris donc la route. Il faisait froid, j'ai attendu 10 minutes sur la chaussée, une voiture s'arrêtait à ma hauteur. Une femme me pria de monter et me demandait où j'allais. Je lui ai dit au Mans, elle n'allait que jusqu'à Angers. Au bout de quelques kilomètres la route était dégagée, c'était une bonne nouvelle pour la continuité de ma route. Arrivée à quelques kilomètres d'Angers, elle me demanda, où je voulais être déposé. Je lui ai dit sans réfléchir, à l'entrée de la ville, elle s'exécuta en me souhaitant bonne chance pour la suite. Pendant notre trajet, nous avions discuté énormément. Il était à peu près 5h00 du matin, elle me déposa où je lui avais demandé. À ma surprise générale, il n'y avait pas d'éclairage sur cette route et le froid était toujours présent. J'ai attendu quelques minutes sur le bas-côté de la route, pas une voiture. Je pris mon courage à deux mains et je pris la décision de me diriger vers le centre de ville d'Angers. Il devait être 05h30, je me mis en marche, je fis cent mètres à peu près. À un certain moment, je traversais un petit chemin et en marchant mon pied heurtai quelque chose de souple. À cet instant, j'entendis une voix, cette voix me dit, ramasse », ce que je fis. Je pris ce paquet, qui ressemblait à un portefeuille et je me dirigeais vers le seul point lumineux de cette route. Arrivé sous ce lampadaire, je découvris son contenu de 2 200 frs. À ce moment-là, je pensais à ce qu'avait dit Sylvie mercredi soir, j'en avais les larmes aux yeux de joie et au fond de moi je remerciais cette main tendue. Je remis en vitesse son contenu et je prie la direction du centre-ville pour prendre le train.

Le dimanche, je ne changeais pas mes habitudes, J'arrivais comme d'habitude vers 21h00 à la cafétéria. Christian et André étaient déjà là et m'attendaient pour nos sorties nocturnes. Je prie le temps de saluer Sylvie, qui finissait son service, je me dirigeais vers mes deux amis. À ce moment-là André me dit : « Tu sais Luc, j'ai discuté avec ma femme et j'ai expliqué ta situation, elle m'a dit que cela pouvait attendre pour que tu nous rembourses ». Je les remerciais de toute cœur lui et sa femme de leur bonne cour. Je tendis vers André, la somme de 1 200 frs, il refusa de les prendre, mais j'insistais. Et que, lorsque nous serions tous les quatre, je leur expliquerais. Sylvie vint nous rejoindre, je racontais ce qu'il m'était arrivé samedi matin. Ils étaient stupéfiés par cette chance ! Sylvie insista en me disant : « Luc, tu as quelque chose en toi, il faut que tu cherches à savoir ». Ces mots m'ont fait comprendre, que j'avais certainement quelque chose en moi et qu'il fallait que je trouve une réponse à tous ces phénomènes. Les semaines passèrent sans aucun problème, j'ai reçu mes indemnités de chômage, chose que je n'osais espérer. Du lundi au mercredi soir, nous avions lors de ce stage des soirées de phoning de 18h00 à 20h00 dans l'enceinte de l'école. La dernière semaine de formation, tout le groupe. (sept stagiaires), en accord avec notre maître de stage, nous avions décidé d'arrêter le phoning, mais de nous réunir pour faire le point sur cette formation. Au moment de quitter les locaux de l'école, je me proposer de rapporter nos notes dans le bureau de la secrétaire. Au moment de déposer nos observations, je fus attiré par un courrier de l'ANPE de Nantes. Qui précisait que la rémunération des stagiaires était prise en charge par l'ANPE pour l'ensemble des deux sessions, sauf les frais d'inscription qui étaient à la charge des stagiaires. Au fond de moi cela a fait qu'un tour, 7 200 frs à payer, c'était dur. Je rejoignais mes collègues dans le couloir, André avait toujours le mot pour rire, il me lançait cette phrase : « Luc, tu as vu un esprit ». quelques minutes plus tard, nous étions à la cafétéria, je fis part de ma découverte à André et à Christian. Pendant quelques minutes un silence interrompu notre repas, nos regards se croisaient sans un mot. André eut le mot pour rire, en disant : « Luc, tu vas bien nous trouver une solution ». Il est bien évident que nous ne pouvions régler cette somme par rapport à nos situations familiales et financières. Et surtout que le directeur de l'école nous avait assuré, que l'ANPE réglerait en plus les frais d'inscription. Toute la soirée, chacun de nous pensions à ces chèques. Avant de nous quitter, Sylvie vint vers moi et me dit : « Luc, je certaine que tu vas trouver une solution ». À ce moment-là, j'entendis une voix, qui me dit : «Tu vas trouver la solution». Nous reprîmes les cours le lendemain comme si de rien n'était, à un moment de la matinée, le directeur nous rendait visite et nous donnait l'assurance dont la formation était bien prise en charge par l'ANPE. À aucun moment il nous dit un mot sur les frais d'inscription, il fallait trouver une solution rapidement, les chèques de caution étaient dans le bureau de la secrétaire. Il fallait par n'importe moyen rentrer dans le bureau de la secrétaire et prendre les chèques, c'était la seule solution. Le soir venu, nous nous rendions dans le salle de cours, pour achever nos observations de notre stage. J'étais confronté à un problème, le directeur était toujours dans l'établissement dans son bureau. Vers 19h30, nous eûmes sa visite et nous souhaitions une bonne soirée. C'était à moi d'agir au plus vite, je presterais l'envie d'aller aux toilettes et je me rendais dans le bureau de la secrétaire, je n'avais que quelques minutes pour trouver les chèques. Je m'introduisais dans le bureau et cherchais le dossier que j'avais vu la veille. À un certain moment une voix me dit : « L'armoire », j'ouvrais cette armoire, qui d'habitude était fermée à clef et par chance elle était ouverte. Je trouvais le dossier ainsi que les chèques, je prie les chèques nous concernant, André, Christian, Élisabeth et le mien. En moins de cinq minutes, j'avais réglé le problème. Je revenais dans le salle de cours et j'avais le sourire, André me fit cette réflexion : « Ça va mieux. Luc », je lui répondais : « beaucoup mieux André». À la fin de la réunion, nous nous sommes rendus à la cafétéria, je sortis quatre chèques. Le quatrième chèque appartenait à Élisabeth, une collègue de notre groupe. Ils retrouvèrent le sourire et Sylvie me lança cette phrase : « Je savais que tu allais les trouver, merci ». Le lendemain, je pris. Élisabeth à part et je lui tendais son chèque, je lui expliquais ce qui m'avait poussé à faire cela. Elle comprit et me remercia. La semaine se termina sans que l'on entende parler de la disparition des chèques. Le stage se poursuivit jusqu'à fin mars, nous sommes perdus de vue par la suite. La rencontre de Sylvie contribua énormément à la découverte de mon CHEMIN SPIRITUEL.
Cette formation inclut une période stage en entreprise d'un mois, il était prévu pour le 1er avril jusqu'au 30 avril. J'avais trouvé ce stage dans un magasin de meubles et d'aménagement de cuisine à Mantes la Ville (78) à 140 kilomètres de Lisieux. Ce stage n'était pas rémunéré, l'employeur pouvait nous donner une compensation, sachant que tout était à notre charge. Je commençais ce stage comme prévu le 1er avril, la première semaine ne concerna absolument pas mon stage, je tenais le magasin de meubles ni plus ni moins. La deuxième semaine, je fis comprendre à mon responsable de stage, que j'étais là pour vendre des cuisines et non tenir son magasin. Il comprit tout de suite à quoi il devait s'en tenir, à partir de là j'avais carte blanche. Il est bien évident que je tenais le magasin, quand je n'avais pas de RDV. Le mercredi matin de la même semaine, avant d'ouvrir le magasin, je m'étais rendu au café en face du magasin pour boire un café. Je pris le journal, et je me mis à regarder la page de la bourse, je sortis cette phrase chez le patron du café : « Si, j'avais de l'argent, aujourd'hui j'achèterai des actions chez Moulin cotaient à 6,00 francs. La semaine suivante, le mardi matin, j'arrivais de. Lisieux, le patron du café vint vers moi et me dit : « Pour Moulin, tu as su comment ? ». Je lui ai répondu que cela m'était venu comme ça, il me montra la page de la bourse, Moulin était coté plus de 40 frs l'action. Il me dit : « La prochaine fois, je t'écouterai ». La semaine se passa sans gros problème, je travaillais du mardi au samedi soir. J'avais le dimanche et le lundi de repos. Le lundi ma femme était allé comme d'habitude au travail, elle travaillait du matin, c'est-à-dire entre 6 h 00 et 13 h 30. Ce matin-là, je cherchais un courrier de la COTEREP, je mis la main sur une lettre d'un avocat adressée à ma femme. Je l'ai ouvert, c'était une demande de divorce pour abandon de familiale. Lorsque ma femme rentra à 14h00, à peine le seuil franchi de la porte, je lui balançais ce courrier en lui demandant des explications. Elle cherchait des excuses et me promettait, qu'elle n'irait pas jusqu'au bout de cette démarche. Le jour même, je prie la décision d'arrêter ce stage pour rester auprès de ma famille, sachant que mon employeur ne m'embaucherait pas à la suite. Le lendemain, je me rendais chez mon employeur et je lui demandais une entrevue. Et d'un commun accord je mis fin à ce stage pour des raisons familiales. Il me demandait de rester la journée, il avait des rendez-vous sûr Paris, j'acceptais sans problème. Pendant son absence, j'avais eu la bonne idée de récupérer le plus de renseignements (adresses, téléphone) sur les grossistes d'ameublements. Sachant qu'à la fin du mois de mai, il y avait le salon de l'ameublement.

Le lendemain, je me suis réinscrit à l'ANPE comme demandeur d'emploi. Il est vrai que dans la région où nous vivions, le travail ne courrait pas les rues. Je tombais sur une documentation, comment créer son entreprise ». Cela me fit un déclic, pourquoi pas ? J'avais recueilli chez mon employeur à Mantes la Jolie des renseignements sur les grossistes d'ameublement. Ma femme ne croyait pas du tout à ce projet, il faut dire que la seule chose qu'elle croyait, c'était au Carmel de Lisieux. Cela ne m'empêchait pas de mettre en place mon projet, réunion à la Chambre due Commerce, quand vous sortez de là, vous arrêtez tous vos projets et vous vous mettez une balle dans la tête. Au mois de mai, j'étais allé à Paris pour le salon du meuble, j'étais invité par une importante enseigne de meubles, style rustique, qui correspondait au style de la région. Nous nous étions mis d'accord, sur le faîte d'avoir leur enseigne sans apport financier, à la condition que tous les achats se fissent chez eux (Salle de séjour, chambres à coucher et divers petits meubles) chez eux, avec règlement à 60 jours fin de mois. Mon projet était programmé pour le septembre, il fallait que je trouve un local. Pendant tout le mois de mai, je me suis mis à la recherche de ce local. Vers le 20 mai, je trouvais ce local, assez grand, le loyer était abordable, avec un parc à voitures pouvant recevoir une dizaine de voitures. Je prie, rendez auprès du propriétaire, je le visitais, je lui expliquais mon projet et nous nous étions donné rendez vous le 5 juin chez son notaire pour signer le sous-seing privé. En quelques jours, j'avais monté un dossier d'entreprise, j'étais allé voir l'ANPE pour le présenter. Une clause coincée, il fallait être indemnisé pour avoir cette aide financière, je présentais mes règlements de mon stage de Nantes. À l'ANPE, ils ne comprenaient, comment se faisait-il que j'avais reçu des indemnités de chômage. Je produisis les trois règlements ASSEDIC, le dossier fut complet. J'étais heureux, ma femme commençait, à se poser des questions sur la réalité de ce projet. La veille de mon rendez-vous avec la propriétaire du local, je suis allé chez des amis, Marie et Djymi. Ce jour-là, la cousine de ma femme était présente, elle me proposa de faire un tennis. Au bout de quelques échanges, ce qui devait arriver, arriva, en tombant en arrière tout mon poids retomba sur mon poignet droit. Mon ami m'apporta aux urgences, le diagnostic tomba : scaphoïde, pas de chance. Une opération et la pose de deux broches avec plâtre, une immobilisation au moins dix semaines pour rétablissement. En quelques secondes, je vis tous, mes projets sont partis en fumée, je n'avais aucun moyen de prévenir la propriétaire du local. Nous avions rendez-vous le jeudi 5 juin à 10h00 chez son avocat, j'avais son numéro de téléphone à la maison. Ma femme travaillait ce jour-là, de 13h30 à 22h00 et n'avait appris mon accident que le soir quand elle récupéra mon fils chez mes amis. Ce n'est que le vendredi après-midi, après son travail que je la voyais, elle rentra dans la chambre avec un sourire qui en disait long. Je devais sortir le vendredi, il est vrai que j'avais oublié mes petits problèmes de santé. Et pour chance, j'avais une phlébite au bras droit. Un interne vint me voir pour m'assurer qu'il allait trouver d'où venaient ces problèmes, je lui assurais de me laisser sortir, car il ne trouverait pas. Je sortais huit jours plus tard, c'est-à-dire le vendredi 13 juin. Je sortais de l'hôpital encore plus écoulé, mon projet était tombé à l'eau et je pense que cela faisait plaisir à ma femme au fond elle. Le seul point positif, c'est que je gardais mon fils à la maison, bien que ma belle-mère a essayé de convaincre ma femme de ne pas me le laisser. J'appris à me servir de ma main gauche pour faire le maximum.

Un soir, j'étais devant la télévision, je sentais un frémissement de l'index de la main gauche. Je me disais, que c'étaient les nerfs qui le faisaient bouger. Le lendemain, j'étais attablé, je buvais mon café, mon index se mit à bouger une nouvelle fois, il faisait des cercles. Je me suis dit là : « ce n'est pas les nerfs ». Ces mouvements représentaient des mots : « OUI ou NON », je me suis dit Luc, tu déconnes, ce doigt répondait à des questions. Sachant que cela n'allait pas avec ma femme, là pour de bon elle me ferait enfermer, si je lui dis que mon doigt me répond. Je n'ai absolument rien, dit à ma femme de ce phénomène, je posais des questions dans ma tête et j'avais une réponse : Oui, ou non. À la fin août, on me retira le plâtre, j'avais des séances de kinésithérapeute et fin octobre, j'étais apte à me remettre à chercher du travail. En vain car à Lisieux, à part la Basilique et la Carmel, que je respecte, il n'y a rien du tout. Je prie la décision de chercher du travail sûr Paris. À la fin novembre, je trouvais une annonce intérim chez un grossiste en tissu dans le sentier à. Paris. La période était du 1er décembre au 30 décembre, il fallait gérer le stock et mettre en place une organisation de travail. La première semaine, j'étais hébergé chez un ami, il se méfiait de moi. Il croyait que je draguais sa fille, qui avait 16 ans, c'était du n'importe quoi, la semaine d'après je prie la décision de plus y retourné. Pendant le restant de mon contrat, je dormais à la gare St Lazare, dans un train qui restait à quai, je cherchais un wagon pour dormir, le matin, je me faisais ma toilette à la gare. La troisième semaine de travail, un acompte m'était octroyée, j'étais content de ramener 1 500 frs. En sortant de mon travail, je me rendais à l'agence d'intérim pour mon acompte, par la suite j'avais prévu de faire quelques courses pour la maison. Je pris la direction des magasins, à ce moment-là, je fus agressé et on m'aspergea de gaz lacrymogène sur le visage. On me vola mon portefeuille, il y avait deux photos de mon père auxquelles j'y tenais et ainsi que mon acompte. Je rentrais chez moi sans argent, je peux vous assurer que ma femme n'avait jamais cru à mon histoire de vol, et de même le fait que je dorme à la gare St Lazare. La semaine suivante fut la dernière semaine de travail, le vendredi, j'avais récupéré mon solde de tout compte pour les fêtes, j'étais heureux, je prenais bien soin de ce dernier. J'avais acheté des affaires à ma femme et un jouet à mon fils. Les Fêtes passèrent, on sentait que cela n'allait plus entre ma femme et moi. Au début du mois de janvier, ma femme me mit à la porte de chez nous. Ma mère avait acheté un mobil-home, qu'elle avait placé sur notre terrain et je dormais dedans. Pendant trois jours, j'errais sur notre terrain pour essayer de comprendre et de convaincre ma femme, que tout ce qui s'était dit sur moi était faux, en particulier que j'avais une maîtresse. Dans le mobil-home, il n'y avait pas d'électricité, ni eau, la galère. Du côté de ma femme, rien ni ne faisait, je prie la décision de redescendre à Paris pour trouver du travail. Le lundi suivant, je redescendais sur Paris et le jour même, je trouvais une place comme préparateur de commande à Rungis de nuit, mes horaires étaient 22h00 à 6h00 du matin. Les deux premiers jours, je dormais la journée à la gare St Lazare, par la suite un collègue de travail me conseilla d'aller voir le Secours Catholique. Je m'exécutai le lendemain, on me proposa un lit pour dormir la journée au chaud le restant de la semaine. Pour la semaine suivante, on me trouva un hôtel, et ce pour trente jours. Il était évident que je rentrais tous les samedis à Lisieux et que je regagnais mon hôtel particulier le mobil-home.

La troisième semaine, Paris fut sous la neige plus de vingt centimètres, pas de bus, j'étais obligé de m'y rendre à pied et cela pendant trois jours. Je ne sais pas si c'était le froid, la fatigue, le jeudi matin, j'avais le mollet de la jambe droite comme un ballon de rugby. Je rentrais à mon hôtel, un collègue me voyant à pied me raccompagna. Il vit l'état de ma jambe et me conseilla d'aller voir Médecin sans Frontière. J'y suis allé l'après-midi, voyant ma jambe le médecin que je vis, me conseillasse de rentrer à l'hôpital de Lisieux et d'aller aux urgences. Je n'avais pas trop envie, d'être alité pendant trente jours sous héparine. Après une nuit de sommeil, je prie la décision d'entrer sur Lisieux. J'ai été directement aux urgences et l'évidence même c'était Héparine, un mois. J'avais fait laisser un message à ma femme sur son lieu de travail pour récupérer des affaires. Elle n'était venue que le vendredi sans affaires. Elle était restée deux minutes, elle me dit qu'elle avait autre chose à faire que d'être là. Je lui demandais si je pourrais voir Baptiste, aucune réponse ne sortit de sa bouche. Je l'ai revue le mercredi après-midi, mon fils était en bas dans les bras de sa grand-mère. Pendant le restant de mon séjour à l'hôpital, je n'ai pas revu ma femme et mon fils. À ma surprise, j'avais eu comme visite toutes les semaines, mes amis, Marie et Djimy, cela me faisait énormément plaisir. J'étais hospitalisé le 23 janvier et je sortais le 27 février, les médecins n'avaient pas trouvé ce qui déclenchait ces phlébites à répétition. La veille de ma sortie, mes amis étaient venus me voir, ils me proposèrent de venir habiter chez eux, que de séjourner dans le mobil-home, sans électricité, ni eau, en attendant de me retrouver quelque chose. J'acceptais avec joie. Pendant quatre mois, j'ai vécu chez eux, cela me permettait de voir et de prendre mon fils assez souvent. Marie travaillait les nuits dans le milieu hospitalier sur la région parisienne. Djimy et moi nous faisions les poubelles à Paris, nous trouvions de tout : Linges – meubles – etc. Djymi revendait tout à des marchands ou particuliers. C'est ainsi que chez mes amis, je trouvais en fin une stabilité intérieure. Je recommençais le jeu des questions, réponses, mais avec cette fois-ci, un stylo et un cahier. Je posais des questions sur tout et une réponse arrivait : Oui ou non. Quelque temps après ce ne fut plus que des. Oui, ou non mais des bouts de phrases. Je posais des questions plus approfondies, plus précises, et les réponses étaient un peu plus claires. Je retrouvais en moi une sécurité, je savais où j'allais ne sachant pas qui était l'auteur des réponses, mais celles-ci étaient toujours justes.
Nous étions le 18 mai, le soir, elle me dit de me rendre à l'ANPE, j'avais confiance en ces mots, en ces phrases. Je ne sais pas comment vous expliquer, mais je n'ai jamais mis en doute ses réponses, bien qu'à ce moment-là, je ne susse pas encore qui était l'auteur de ces réponses. Le lendemain, je me rendais à l'ANPE, je cherchais, je ne sais pas dans quoi, mais je cherchais. Je suis tombé sur une annonce : Entrepreneur de maçonnerie cherche manoeuvre dans la Région de Caen. Il y avait un numéro de téléphone, et mon doigt dessinait un OUI. J'ai appelé aussi tôt et je tombais sur l'entrepreneur, nous prime rendez-vous pour le lendemain matin à 11h00. aussitôt l'appel, je rentrais chez mes amis, je pris une feuille et je posais des questions sur cette offre d'emploi et sur cette personne. En quelques lignes elle me décrit tout sur mes interrogations, je peux vous dire, que, lorsque je me suis présenté chez lui, c'était comme elle me l'avait décrit. Jusqu'à ce jour je n'avais jamais cherché dans ces écritures à avoir des renseignements sur des personnes en dehors de mon cadre de vie, non pas par curiosité, mais pour voir jusqu'où ses réponses pouvaient aller. À la suite de cet entretien, nous avons été en accord sur la rémunération, les horaires et le lieu du travail. Le chantier commençait le 1er juin pour une durée de deux mois, c'était la construction d'une maison individuelle avec son sol vers Courseulles-sur-Mer. J'ai omis de vous dire, je n'avais pas de permis, en premier à Lisieux à Caen, il y a cinquante kilomètres et de Courseulles-sur-Mer à Caen, il y a trente kilomètres, en tout quatre-vingts kilomètres. Mon employeur pouvait me prendre à Caen, mais de. Lisieux Caen, ce n'était pas gagné. En revenant de cet entretien, je passais voir ma grand-mère maternelle, elle habitait à Mézidon à vingt-cinq kilomètres de Caen. Je sortais de la gare, elle était assise sur un banc en face de la gare. Je me dirigeais vers elle et me dis cette phrase : « Je savais que tu allais venir aujourd'hui, le cadre de la vierge est tombé et à chaque fois qu'il tombe, tu passes me voir ». Je lui demandais si elle pouvait m'héberger pendant quelques jours à partir du 1er juin, au soir, elle acceptait sans problème et ce pendant deux mois. Le soir même, je rentrais chez mes amis, j'expliquais la situation à. Djymi et je lui annonçais qu'à partir du 1er juin, j'allais loger chez ma grand-mère. Il n'y avait aucun problème et me dit que la porte était toujours ouverte pour moi. Après dîner, je montais vite dans ma chambre pour poser des questions, la plus importante de toutes état :
– Comment vais-je me rendre à mon travail ?
– La réponse fut : « Laisse faire, je suis là.
Pendant ces quelques jours encore chez mes amis, je profitais de voir mon fils aussi souvent que je pouvais, bien que cela ne plût pas à ma femme.

Le 2 juin premier, jour de mon travail, je me présentais chez mon nouvel employeur, nous chargeâmes son camion pour le lendemain matin. Le soir, je me rendais chez ma grand-mère, elle m'avait préparé le repas. Après le repas, je m'engouffrais dans ma chambre, je posais des questions, voici l'ordre de celle-ci :
– Est-ce que je dois aller en train à Caen ?
– Oui bien sûr sans problème.
– Est-ce que je vais être contrôlé ?
– Non pas du tout.
– Est-ce que la journée va bien se passer ?
– Oui bien sur Luc.
– À quelle heure vais-je rentrer demain soir ?
– Oui bien sur Luc 19h21.
– Est-ce que ma grand-mère est contente que je sois chez elle ?
– Oui bien sur Luc sans aucun problème.
– Est-ce que je vais rencontrer quelqu'un demain ?
– Non pas du tout Luc.
– Est-ce que je vais rentrer en train demain soir ?
– Non pas du tout.
– En stop ?
– Oui bien sur Luc sans aucun problème.

Le lendemain matin, je pris le train, pas de contrôleur. La journée se passa sans aucun problème, je repartais le soir en stop et j'arrivais en bas de l'immeuble de ma grand-mère juste en face de la gare, il était 19h21. Tout ce qu'elle m'avait dit était exact. À peine rentré dans l'appartement, je dis bonjour à ma grand-mère, et je m'esquivais dans ma chambre. Je prie une feuille, pour la remercier, elle me répondit :
« Luc quoi que tu fasses où que tu ailles je serai toujours là pour te guider.
Je restais deux semaines chez ma grand-mère, et au cours de la deuxième semaine, le jeudi soir, elle me donna ce message :
« Luc, tu retourneras samedi chez tes amis.
J'ai été surpris de ce message, mais j'avais confiance, et lui ai répondu : sans problème. Ce soir-là, j'ai dû dis dire à ma grand-mère, que je partais et que je la remerciais de m'avoir aidé. Le samedi, je me rendais donc chez mes amis, à ma surprise, il y avait mon fils, j'étais très heureux de le revoir. Le soir venu, mon fils dormait tendrement avec moi, je profitai du calme pour prendre mon cahier pour poser la question suivante :
– Comment vais-je faire lundi matin ?
– Luc, je te dis et je te le répète, je suis là et je te protège.
À mes yeux, cette réponse me suffisait, et me rassurait, car le chantier se trouvait à quatre-vingts kilomètres de mon lieu d'habitation.
Le dimanche soir, je posais des questions pour le lendemain :
– Est-ce que je vais travailler demain ?
– Oui bien sur Luc.
– Est-ce que je vais partir en train ?
– Non pas du tout.
– Dois-je aller en stop ?
– Oui bien sur Luc, je suis là.
– Demain soir, je rentre en train ?
– Non pas du tout Luc.
– À quelle heure vais-je rentrer ?
– Oui bien sur Luc 20h20.
Le lundi matin, je me levais vers 4h30 du matin, je partais de la maison vers. 5h15, il fallait que je fasse quatre kilomètres à pied. À 6h00, j'étais au bord de la nationale, et quelques minutes plus tard, une voiture s'arrêtait, j'avais de la chance, ce dernier allait tous les jours à Douvres-la-Délivrande, à neuf kilomètres de mon chantier. Nous nous donnions rendez-vous tous les matins vers 6h00 et le soir vers 19h00. J'arrivais sur le chantier vers 7h30, mon employeur arrivait vers 8h00 voire même quelquefois à 9h00. Pendant trois semaines, tout, allez très bien, le travail, mes trajets, mes journées. Au début de la quatrième semaine, je commençais ce lundi, comme d'habitude, au lieu de quitter le chantier vers 18h30, mon patron me demandait de rester un peu plus tard jusqu'à 19h30. Nous quittâmes le chantier vers 19h30 et il me déposa au centre-ville de Caen. Je continuais mon chemin jusqu'à la gare, après une journée préparée et coulée du béton, j'étais hors service. À un moment donné, je passais devant un magasin, dont la devanture était de couleur violette. Au même moment j'ai entendu une voix, qui me disait :
– « tu vas venir ici bientôt.
À ce moment-là, je pensais plus tôt à mon imagination et la fatigue, je continuais donc mon chemin en direction de la gare pour prendre le train de 21h30 en direction de Lisieux. En arrivant chez mes amis, j'ai pris la direction de ma chambre et malgré ma fatigue, j'ai pris mon cahier et je posais des questions :
– La voix que j'ai entendue, c'était toi ?
– Oui bien sur cela, va devenir de plus en plus fort en toi.
Mardi, mercredi, tout se passa comme d'habitude, sans problème. Le jeudi soir, je lui posais les questions suivantes :
– Est ce que demain je vais aller travailler ?
– Non pas du tout.
– Quelles en sont les raisons ?
– Tu comprendras demain.
– Dois je partir demain matin ?
– Oui bien sur.
– Je ne comprends pas du tout ?
– Oui, je sais, tu verras demain.

Le vendredi matin, je me levais comme d'habitude, pour rejoindre mon lieu de rendez-vous. À 6h00 j'y étais, je vis les minutes, les heures qui passaient, et de même pour les véhicules. Vers 08h00, je pris la décision de ne pas aller à mon travail et moins de deux minutes après avoir pris cette décision. Un camion un s'arrêtait et le chauffeur me demandait où j'allais, je lui ai dit machinalement : A CAEN. Ce dernier se rendait à la gare SNCF de Caen pour décharger. Je montais donc et au fond de moi je me disais : Elle avait encore raison. Arrivé à Caen, je descendais à la gare, j'étais fatigué et je ne savais pas quoi faire. Je me dirigeais vers le centre-ville, j'aperçus une chapelle et je rentrais dans ce lieu pour me reposer. Je me suis assoupi devant la statue de la vierge Marie, J'ai dû dormir au moins un quart d'heure et je ressortais de ce lieu très reposé. Cette chapelle était située autour d'un rond-point, dont la partie centrale était plantée d'arbres immenses, on ne pouvait voir de l'autre côté du rond-point ce qu'il y avait. Je fis le tour de ce rond-point et à ma grande surprise, je tombais sur le magasin dont la devanture était de couleur violette. Au même moment la voix me dit : Rentres dans ce magasin et demande ce qu'une entité ?. Sur le moment, je fus surpris, m'exécutais et me dirigeais vers ce magasin qui était en fait une librairie ésotérique. C'était une petite librairie, arrivée devant la porte du magasin, j'essayais de la pousser pour l'ouvrir, c'était fermé. J'aperçus à l'intérieur une jeune fille, voyant que j'insistais pour rentrer. Elle me fit un signe et me disait à travers la porte vitrée :

« Nous ouvrons à 10h00 ».
Se ravisant elle vint m'ouvrir en disant :
« Rentrez, on n'est pas à quinze minutes prêtes.
C'était la première fois, que je rentrais dans ce genre de magasin, une librairie ésotérique. Pendant quelques minutes je fis semblant de chercher un ouvrage, cette jeune fille me demanda ce que je cherchais. Je me tournais vers elle et je lui posais la question :
« Qu'est-ce qu'une entité ? ».
Elle sourit et me dit :
« Je savais que vous alliez venir et que vous alliez me poser cette question.
À ce moment-là, il se passa quelque chose dans cette librairie. Il se créa une harmonie entre Brigitte et moi. Pendant plus de deux heures, nous avons discuté et je lui racontais ce que je vivais depuis quelques mois, ainsi que ma façon de faire avec mes questions et les réponses. À la suite de notre conversation Brigitte me confia :
« Luc, on sent en toi quelque chose de très fort, on ne peut le définir. On a l'impression que tu as une étoile au-dessus de ta tête.
Cette phrase me rappela un fait, qui s'était produit en lors d'un voyage souvenir, en 1980, que ma mère voulait faire en Algérie. Lors de ce voyage, ma mère voulait absolument rencontrer un grand marabout (femme), elle était à Alger. Nous avons pu avoir un rendez-vous avec elle, à peine rentré dans la pièce. Elle se mit à réciter une prière en arabe. Ma mère, qui connaissait l'Arabe, lui demandait pourquoi cette prière. Cette femme répondit à ma mère en arabe et me dit quelques mots en français :
« Mon fils, tu as au-dessus de ta tête une belle étoile. Humanité, humanité ».
Je fis part à Brigitte de ce fait, elle me dit, que cela ne l'étonnait pas du tout et que son avis allait dans le sens de ce Marabout. Elle me conseillait de rentrer chez moi et de poser toutes les questions, qui me venaient dans ma moi. Pendant toute notre conversation, j'entendais dans une des pièces de la librairie du bruit et je vis quelquefois l'ombre d'un homme. Au fond de moi, j'avais compris que cette personne était la conjointe de Brigitte. Je reprenais la direction de la gare pour prendre le train. Arrivé à la hauteur de la gare, aux feux rouges, je revis le chauffeur routier, s'arrêtait et me proposa de redescendre avec lui vers Lisieux. Je rentrais directement chez mes amis, je m'enfermais dans ma chambre comme m'avait conseillée Brigitte. J'ai allumé une bougie, je me suis installé sur la petite table qui me servait de bureau. J'ai pris une feuille et un stylo, j'ai attendu dans le silence pendant quelques minutes. 

Tout en me remettant en mémoire tout ce que j'avais vécu en phénomènes depuis l'année 1985. À un certain moment, j'ai ressenti dans cette pièce comme une présence encore plus intense, j'avais l'impression que l'on m'observait avec attention. J'ai pris mon stylo, j'ai écrit une phrase :
– Qui es-tu ?
J'ai laissé mon stylo en position d'écrire rien, ne se passait, au bout de quelques minutes j'ai vu le stylo commencer à bouger. Et soudain ma main est partie à écrire cette phrase :
– Je suis une Entité céleste.
– Étais-tu un homme ou une femme ?
– J'étais une femme qui a beaucoup apporté à l'humanité et qui n'a jamais été reconnue comme telle.
– Qui es-tu ?
– Je suis celle que l'on nomme Marie.
Je lui ai répondu :
– À mon avis ce nom représente une femme pure, tu as bien dit Marie ?
– Oui bien sur.
– Tu es une Entité Céleste ?
J'attendais sa réponse, elle ne vint pas tout de suite et puis elle me répondit.
– Je suis une entité céleste, on me donne différents noms Marie Isis Fatima.
– Marie la mère du Christ ?
– Oui, je suis celle que l'on nomme mère du christ..
– Je ne sais que dire !
– Oui, je sais Luc, cela te paraît énorme en toi, mais je te le dis, je suis Marie.
– Pourquoi moi ?
– Tu es un être de Lumière comme tous les Êtres de ce monde, tu es ici pour une mission.
– Quelle mission ?
– Tu le sauras le moment venu, est confiance en moi comme tu l'as fait jusque-là est ce que je t'ai trompé jusque-là ?
– Non pas du tout, j'ai confiance en toi.
– Oui, je le sais Luc.
– Marie cela me fait drôle de prononcer ce nom, si je dis cela aux personnes qui m'entourent, ils vont me prendre pour de bon pour FOU !
– Non. Luc absolument pas les Êtres humains viendront vers toi pour mes écrits oui je le sais Luc.
Je lui posais cette question à la suite :
– Pourquoi te présentes-tu-il à moi ?
J'ai attendu la réponse et en quelques secondes, j'ai eu la réponse.
– Tu es mon fils et tu représentes.
J'ai posé plusieurs questions, sur sa présence, qu'attendait-elle de moi. Elle me répondit avec des phrases simples et de plus en plus rapidement.
– Marie que dois-je faire demain ?
– Oui, je sais Luc, tu retourneras voir Brigitte, tu lui parleras de notre dialogue, elle te suivra. Marie vierge.
– Marie as-tu un message à me dire ?
– Oui bien sur Luc bientôt tu partiras dans le Sud.
– Je dois quitter ma femme et mon fils ?
– Oui, je sais. Luc déjà ta femme t'a quittée, je sais pour ton fils, c'est dur, mais tu n'as pas le choix, je te protégerai et guiderai à chaque moment de ta vie envers et contre tout.
– Que dois-je aller faire dans le Sud ?
– Oui, je sais Luc, c'est très dur pour toi ta mission.
(Voici quelques extraits de mon dialogue).

Ma chambre était une pièce assez grande et une petite ouverture comme fenêtre à l'entrée de la chambre, le fond était sombre même la journée. J'ai senti une présence, un petit souffle autour de moi comme si on me mettait un voile blanc et ce voile s'envola au fond de la chambre comme pour signaler sa présence par une petite lueur. Au bout de deux heures de questions-réponses, j'avais compris certaines choses, je n'avais pas été au plus profond pour savoir, je savais que j'aurai le temps de le faire. Aujourd'hui c'était une approche, une découverte, je l'ai remerciée de sa présence et je mis un terme à ce dialogue, qui m'avait apporté énormément en moi. En moins de 3 heures, j'avais compris beaucoup de choses, je mis fin à mon dialogue, j'avais des réponses à mes questions. Dans la soirée, il me vint en mémoire une scène, j'étais dans l'appartement de ma mère en Algérie, je devais avoir 7 ans. J'étais dans une petite pièce, qui me servait de salle de jeux. J'avais installé dans un coin de cette pièce, un banc et sur ce banc, j'avais posé une bougie et une vierge. À chaque fois que j'étais dans cette pièce, j'allumais cette bougie. Je me rappelle les mots que ma mère me disait : « Un jour tu mettras le feu dans cette pièce. Il me vint en mémoire un fait important, à l'âge de 2 ans, j'ai failli mourir étouffé. On m'a sauvé in extrémiste, grâce à une personne de la crèche de l'hôpital, qui par la suite devenait, elle et son mari : ma marraine et mon parrain. À la suite de cet incident, les Sœurs du service hospitalier, où ma mère travaillait, insistaient pour me vouer à la Vierge. Marie. Lors de mon baptême, je fus voué à Marie avec comme condition d'être toujours habillé de blanc ou bleu.

Le samedi matin, je retournais à la librairie pour revoir Brigitte, j'ai attendu 10h00 pour franchir le seuil de la porte. Brigitte était là derrière le comptoir, elle me fit un sourire. Je lui expliquais en détail comment, j'avais procédé, tout en suivant ses conseils. Je lui racontais ce que j'avais vécu pendant ce dialogue. Il était midi, je m'apprêtais à partir, à ce moment-là Brigitte me glissa : « Je pars avec toi. J'essayais de la raisonner, mais rien n'y faisait, elle prit un sac et partit avec moi. Son mari était derrière le comptoir au moment du départ, rien n'y faisait. Nous avions pris le train de 12h30, tout le long du trajet, elle parlait de ce que j'avais sur moi, de cette entité. Je la sentais très émerveillée de ce que je vivais, personnellement je ne savais pas encore comment évaluer tout cela en moi. Nous arrivâmes chez mes amis, Brigitte radieuse, d'être là, moi pas du tout. Dans l'après-midi, nous avons eu une discussion, qui portait sur le fait qu'elle était partie de chez elle comme cela en laissant son mari. Brigitte ne me parlait que de mon entité, elle souhaitait, que je lui pose des questions. Je n'étais pas pour, bien que j'aie une confiance aveugle en Marie, je ne voulais pas induire en erreur des personnes. Sur les conseils de mon entité, je refusais ce dialogue entre Brigitte et ELLE. Le lundi matin Brigitte parti sans me dire un mot, au fond de moi j'étais heureux et malheureux. Heureux pour son mari et malheureux par ce que je lui avais fait du mal indirectement. Je n'ai jamais plus remis les pieds dans cette librairie, j'aurais voulu lui dire merci pour son aide.

Plus d'Infos sur le site de Christophe Marie :

https://www.iletaitunefoislalumiere.fr/

- Christophe Marie sur Radio Enghien (dans l'émission de Joëlle Verain du 12/02/2019: Christophe Marie canalise les messages de Marie depuis 1987):

 

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